Archives 2005

 

Groupe national loup à Paris : compte -rendu 23/12/2005

Le groupe national loup s'est réuni le 13 décembre à Paris. Comme à chaque fois, la majorité des participants font parti de ceux qui veulent avant tout limiter l'impact du loup sur le bétail. FERUS était présent.

Le député Michel Bouvard, comme naguère son collègue Daniel Spagnou, est venu faire une rapide apparition en début de séance, plaidant pour le zonage (soit pas de loups dans les zones d'élevage) qui seul selon lui permettrait de "résorber le problème" ; les associations lui ont répondu que le zonage était une absurdité.

La Direction de la nature et des paysages (DNP) a évoqué la convention de Berne et le renvoi à l'an prochain de l'examen de la demande suisse de déclassement du loup. Un rapport d'experts (juristes) a posé plus de questions qu'il n'a apporté de réponses et compte tenu de la complexité du dossier, de nouveaux juristes vont se pencher sur la question d'ici décembre 2006. L'année 2006 sera donc une année importante sur le front du droit international pour le loup.

Une enquête européenne
D'autant plus que d'autres pays européens s'interrogent, notamment à l'Est. Le ministère de l'Agriculture a rendu compte d'une enquête qu'il avait faite dans plusieurs autres pays. Il s'agit des réponses officielles des autorités de chaque pays, réponses sans doute "enjolivées".

Nombre de loups reconnus
Hongrie : 15/25,
Suède : 100 (ce pays souhaite avoir 200 loups afin de constituer une population en bon état),
Slovénie : 70/100,
Finlande : 200,
Portugal : 300,
Italie : 500 ou plus,
Pologne : 750,
Espagne : 2000/2500.

Mesures de protection
Les clôtures électriques sont utilisés dans tous les pays sauf au Portugal, et en Hongrie (mais ce pays a si peu de loups qu'il ne s'équipe pas encore). La Pologne utilise également le système des fladry (des banderoles rouges effrayant les loups) au coût peu onéreux, méthode aussi employée au Canada et en Espagne.
Les chiens sont utilisés partout : 1 chien pour 50 têtes de bétail au Portugal, 1 pour 100 en Pologne, 1 pour 150 en Espagne en moyenne. Une expérience très suivie dans les Carpates polonaises a montré que les troupeaux gardés par des chiens ne subissaient presque plus d'attaques et que les touristes n'étaient jamais importunés. Le gardiennage par les hommes (en plus du berger "standard") n'est pas ou peu mentionné. Le parcage nocturne est quant à lui la règle en Espagne et en Suède.

Indemnisations
Le système d'indemnisation est employé dans tous les pays, avec des montants et des techniques variables. Les indemnisations sont le plus souvent conditionnées par l'existence de mesures de protection. En Italie, les parcs financent les mesures de protection aux éleveurs qui renoncent alors aux indemnisations. En Suède, une prime à l'hectare est distribuée aux éleveurs en fonction du nombre de prédateurs présents (plus il y a de prédateurs, plus la prime est importante)

Prélèvements
Les prélèvements légaux sont interdits en Italie, au Portugal, en Slovénie et dans le sud de l'Espagne. La Suède en autorise quelques-uns au compte goutte (3 en 15 ans). La Pologne en autorise 10 par an. La Finlande donne des licences de chasse assez nombreuses (cf contentieux avec l'Europe, Gazette des grands prédateurs n° 18 p 8) et l'Espagne autorise le tir de 80 à 100 loups par an au nord du fleuve Douro (et en régule 6 au sud).

La plupart de ces pays mentionnent peu de tensions entre les éleveurs et les associations de protection de la nature. Le loup a plutôt une bonne image en Pologne, en Italie, en Espagne où il est considéré comme un risque normal.

Bilan ONCFS 2005
L'ONCFS a fait un bref bilan d'étape de ses suivis. En 2005, le wolf howling a détecté 9 meutes reproductrices contre 7 en 2004 : 4 meutes purement françaises et 5 transfrontalières.

Pour l'instant, 900 attaques et 3665 animaux ont été indemnisés, soit + 44% d'attaques et + 31% de victimes par rapport à 2004.
On note une forte augmentation sur le front de colonisation Savoie et Haute Savoie ; décrue dans les Hautes Alpes mais reprise de la hausse dans les Alpes Maritimes. Ce département (30% du total des victimes) ne connaît encore qu'un taux de 30% de troupeaux protégés.

Juridique
La DNP va procéder à une analyse juridique détaillée du protocole loup 2005 et des arrêtés préfectoraux qui ont été annulés provisoirement : sur six arrêtés attaqués par les associations de protection de la nature, trois ont été suspendus mais aucun jugement n'a été rendu au fond.

Quatre points de droit ont posé problème :
les ambiguïtés entre les zones de présence permanente (ZPP), les unités d'action de référence et les limites administratives. les constatations des dommages, les procédures de consultation des comités départementaux et les contrôles, bref tout ce qui concerne ce qui précède l'autorisation de tir.
l'effarouchement qui doit ou non précéder le tir.
la validité pendant la période concernée des permis de chasser

La DNP va donc s'efforcer de réduire les angles d'attaque des associations qui intentent des recours pour excès de pouvoir. Elle mène aussi une enquête (y compris à l'étranger) sur les méthodes les plus efficaces pour tuer les loups visés par des arrêtés : chiens créancés sur le loup*, tirs sous licence par des spécialistes...

Vigilance donc... Nous avons bien sûr rappelé qu'il n'était pas question de "réguler " le loup, que l'objectif du plan d'action officiel était bien son expansion, et qu'il était encore moins question de le chasser. Mais comme toujours, les éleveurs disent qu'il faut plus de résultats, qu'ils ne tiennent plus leurs troupes et qu'avec si peu de loups tirés, le poison et le braconnage vont se répandre.

Source : Ferus


NON à la chasse aux trophées !
Chasse illégale aux tigres, lions et loups blancs en Espagne ! 8/12/2005

Des organisateurs de parties de chasse peu scrupuleux ont permis à de riches chasseurs de participer à un safari utilisant tigres, lions et loups blancs sur un terrain en Espagne...

Au delà de l'ignominie de la chasse aux trophées, ces personnes se sont fournies des animaux sauvages, rares ou protégés, afin d'organiser des safaris illégaux.

Sept personnes (organisateurs, propriétaires du terrain et 3 chasseurs) ont été arrêtées par la garde civile, qui a trouvé sur le terrain de cette chasse illégale (dans la propriété de Monterrubio de La Serena) un lion et deux tigres, dont un a été tué au cours de la chasse. Les suspects sont en liberté conditionnelle mais la coalition communiste Izquierda Unida d'Extrémadure a demandé une "enquête approfondie"

D'après la coalition communiste Izquierda Unida, ce ne serait pas la première fois que ce genre de safari serait organisé. Ils affirment même que des loups et d'autres espèces protégées ont été chassées pendant trois ans en Extrémadure. La coalition se demande également comment les propriétaires des terrains de chasse ont réussi à se fournir des animaux de cirque.

AVES FRANCE s'oppose à la chasse aux trophées, quelle soit légale ou non. De trop nombreux pays font rentrer des devises en proposant des safaris à des chasseurs fortunés, qui sont prêts à débourser d'énormes sommes d'argent pour tuer un animal rare. Nous avons d'ailleurs repéré une agence française qui, en se faisant passer pour protectrice de la nature, propose à nos chasseurs d'aller abattre des espèces relativement rares (ours, loup, lions, grand tétras, rhinocéros...) un peu partout à travers le monde. Nous tentons de nous renseigner sur la légalité de ces chasses et sur les moyens de pression que nous pouvons mettre en place pour les inciter à stopper le commerce des trophées.

Nous vous invitons à continuer à nous soutenir. Nos combats contre la chasse aux ours en Roumanie et nos autres projets à long terme commencent seulement à prendre forme. Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien pour agir efficacement en faveur des espèces menacées.

Source :

AVES FRANCE
134 rue du renard
76000 ROUEN
Tél. : 02.76.00.44.23 - contact@aves.asso.fr

 

Arc alpin, quand les loups sortent des bois 3/12/2005

Les plumitifs humanistes de l'Humanité volent au secours de l'Inquisiteur, U.M.P., Estrosi afin de radier le loup de l'Arc Alpin.

Euroloup.

Après un été sanglant dans les alpages, l'Association européenne de défense du pastoralisme contre les prédateurs se lance dans une campagne de démythification du loup. En neuf points, les dangers causés par ce prédateur.

Correspondant régional.

« Le lobby environnemental est plus écouté qu'une profession, celle des éleveurs, en voie de déshérence », estime Claude Guigo, animateur à Nice de l'Association européenne de défense du pastoralisme contre les prédateurs. Laquelle, pour contrebattre la presse trop bonne pour le loup, vient de publier, avec le concours financier du conseil général des Alpes-Maritimes, présidé par le ministre de l'Aménagement du territoire Christian Estrosi, un dépliant diffusé à cent mille exemplaires. Il sera distribué par les organisations agricoles dans tout l'arc alpin. La présence des loups, dont les deux premiers spécimens avaient été repérés en 1992 dans un vallon du parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes), est en effet signalée dans toutes les Alpes du Sud et, depuis l'an dernier, jusque dans le Jura.

« Nous pouvons estimer qu'ils occupent aujourd'hui un territoire de 4 500 kilomètres carrés, au sein duquel on compte 300 000 brebis mères au pâturage, soit un tiers de l'effectif, de la côte méditerranéenne au lac Léman », précise René Blanchet, le président de l'association. Et l'été écoulé fut dramatique, avec plusieurs centaines de moutons et brebis tués et, surtout, comme le souligne Claude Guigo, « plus du tout d'installation de jeunes en élevage ovin et un certain fatalisme qui s'installe vu l'inertie dont fait preuve le gouvernement ». Si deux loups ont bien été - légalement - abattus dans les Hautes-Alpes, ailleurs, comme dans les Alpes-Maritimes, le plan anti-loup concédé par le ministère de l'Écologie n'a pas été mis en place correctement. Un laisser-faire qui indigne les chambres d'agriculture et les syndicats agricoles. Tous réclament que l'on « enlève » le prédateur des alpages. « Le loup n'explique pas les difficultés que rencontrent les éleveurs, mais il y contribue grandement », affirme-t-on à la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes. Pour mieux en convaincre l'opinion publique, les auteurs du dépliant vous disent tout ce que vous avez voulu savoir sur « le loup » sans oser le demander. En neuf points ainsi résumés :

1. Le loup n'est pas une espèce en voie de disparition puisqu'il y en a 200 000 dans le monde.

2. Le loup n'est pas menacé en France : sa population, une centaine d'individus, s'accroît de 20 % par an.

3. Le loup menace l'avenir des éleveurs (2 600 animaux tués dans les Alpes en 2004).

4. Le loup n'est pas un bienfait pour l'environnement car l'abandon de secteurs d'alpage favorise l'embroussaillement et l'incendie.

5. Le loup coûte cher à protéger, soit 50 000 euros par tête l'an dernier.

6. Le loup tue plus que les chiens divagants, lesquels sont responsables dans les Alpes du Sud de 0,3 % des morts dans les zones non protégées.

7. Les éleveurs ne laissent pas leurs moutons livrés à eux-mêmes : 80 % des troupeaux en alpage sont l'objet d'un gardiennage permanent.

8. Les éleveurs protègent au mieux leurs troupeaux (800 chiens patous présents), mais certaines mesures de protection sont difficiles à mettre en oeuvre suivant les saisons dans certains secteurs de montagne.

9. Les éleveurs des autres pays ne se sont pas mieux adaptés au loup : en Italie il est maintenu seulement dans les zones d'élevage laitier, et en Espagne il est chassé, dans le cadre protecteur de la convention de Berne.

L'association espère qu'ainsi « habillé pour l'hiver », Canis lupus aura moins la cote parmi les citadins de la Côte et que les citoyens pourront enfin débattre sereinement autour de la seule question qui vaille : « Veut-on, oui ou non, maintenir un élevage de qualité dans nos montagnes méditerranéennes ? »

Source : l'Humanité

 

La Suisse a peur du loup, mais pas du sanglier 27/11/2005

Environnement Le Conseil fédéral proposera lundi de ne plus considérer le loup comme une espèce «strictement protégée». Mais il laisse la gestion des cochons sauvages aux cantons. » Le comité permanent de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe (Convention de Berne) examinera lundi à Strasbourg la proposition de la Suisse de déclasser le loup. Il passerait d'«espèce strictement protégée» à «espèce protégée».

«Le loup est en danger.» C'est le cri d'alarme de Joanna Schoenenberger, membre du programme alpin du WWF. Pourquoi cette inquiétude? Le Gouvernement suisse a demandé au Conseil de l'Europe le déclassement du carnassier. Actuellement «espèce strictement protégée», il deviendrait «espèce protégée». En fait, un statut semblable à celui du lynx.

Joanna Schoenenberger affirme qu'une telle modification permettrait de supprimer plus facilement des loups: «Cela ne résout pas le problème des moutons attaqués. La solution passe par des mesures de protection comme des chiens ou des fils électriques qui sont très efficaces. Rappelons que la Convention de Berne autorise déjà l'abattage de prédateurs s'attaquant au bétail de manière répétée.»

Pas de politique de repopulation

Mais alors, pourquoi une telle proposition? Pour la spécialiste du WWF, pas de doute, Berne a plié sous la pression du monde agricole. «Faux», réplique Willy Geiger, sous-directeur de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP): «Ce déclassement est la meilleure façon de protéger le loup en tenant compte de l'agriculture de montagne.» Pour les autorités suisses, une telle mesure permettrait également de diminuer les risques de tirs illégaux. Mais Joanna Schoenenberger n'est pas rassurée pour autant: «C'est une espèce en voie de reconstitution et ce déclassement freine son expansion.» De son côté, Willy Geiger rappelle que la Suisse protège cet animal et gère sa migration naturelle, mais ne mène aucune politique active de repopulation. L'ours est d'ailleurs traité de la même manière.

Trois loups en Suisse

Seuls trois loups se baladent r égulièrement sur le territoire helvétique. «Mais le «tessinois» est actuellement en Italie, le «valaisan» aussi, et seul le «grison» est encore chez nous», note avec une pointe d'ironie Joanna Schoenenberger.

Rien à voir donc avec leurs milliers de cousins arpentant l'Europe de l'Est, alors qu'ils sont entre 500 et 1000 en Italie. Surprenant, donc, que la demande de déclassement provienne de la seule Suisse. «Il faut gérer cette question sur le plan international», répond Willy Geiger. Toutefois, si le Conseil fédéral fait une telle proposition, c'est aussi pour des raisons de politique intérieure. Le conseiller aux Etats Theo Maissen (GR, PDC) avait exigé en 2003 la levée de la protection du loup. Les Chambres avaient transformé cette proposition en un postulat demandant au Conseil fédéral de trouver des mesures pour mieux protéger les troupeaux.

Le comité de la Convention de Berne aurait dû examiner la proposition helvétique l'année dernière. Mais il avait alors décidé d'ajourner sa décision afin de pouvoir étudier précisément la situation du loup en Europe et son influence sur l'agriculture.

Lundi, les 45 Etats membres de ce traité suivront-ils la Suisse? «Le non semble l'emporter», se réjouit Joanna Schoenenberger du WWF.

Source : 24heures

La Suisse veut éliminer les loups d'Europe 23/11/2005

La proposition suisse a été soumise au Conseil de l'Europe et sera votée la semaine prochaine lors de la réunion sur la Convention de Berne. Selon le WWF, ceci est une tentative inacceptable et irresponsable en totale contradiction avec les objectifs de la Convention.

"Il est incroyable que la Suisse, qui a une population de 2 ou 3 loups, ait l'audace de demander l'autorisation de chasser cette espèce au Conseil de l'Europe," a déclaré Joanna Schoenenberger, spécialiste des grands carnivores au Programme alpin européen du WWF. "Les loups sont revenus en Suisse en 1995 mais aucun de ces individus ne s'est reproduit. Un seul abattage serait un désastre pour cette population des loups."

L'année dernière déjà, la Suisse avait tenté de faire déclasser le statut de conservation des loups, mais le Conseil de l'Europe avait accepté la demande du WWF d'étendre les recherches. Le rapport qui suivit indique clairement que le loup n'a pas récupéré dans la plupart des États de l'UE signataires. Il démontre également que la chasse, le braconnage et les abattages officiels empêchent l'augmentation de la population de loups. Même les pays abritant un grand nombre de ces carnivores, tels que la Slovaquie et la Bulgarie, possèdent peu de données sur leur statut.

"Il est trop tôt pour changer le statut de protection du loup car les populations en Europe sont en voie d'extinction et sont toujours absentes de sept pays de l'UE," a déclaré Gerald Dick du Programme européen du WWF. "On ne parle pas ici de bénéfices réels pour les communautés locales ou de gestion d'espèces menacées."

Les loups ont été exterminés à travers l'Europe occidentale au début du siècle passé. Grâce aux efforts de conservation, les animaux sont réapparus dans les Alpes au départ des Apennins en Italie.

En dépit du fait que la prédation du bétail par les loups est en général faible en Europe occidentale – et que de nombreuses bêtes sont tuées par des chiens – les éleveurs accusent facilement les loups pour leurs pertes et les tuent par vengeance, déclare le WWF. Depuis que des mesures de prévention, comme l'utilisation de chiens de garde et la mise en place de clôtures électriques pour maintenir les loups à distance du bétail ont été prises, le problème a considérablement diminué.

Le WWF n'est pas du tout d'accord que la population de loups en Suisse constitue une menace pour les communautés locales, et soutient qu'il n'y a aucune raison légitime de modifier le statut de protection de cette espèce.

À long terme, les petites populations de loup en Europe occidentale ne pourront compter que sur les populations situées plus à l'est pour se reproduire et augmenter. L'arc alpin – 1200 km de long de Nice à Vienne et couvrant 192.000 km² – joue un rôle essentiel pour la zone de populations de loups d'Europe occidentale et sert également de corridor de migration.

Source : WWF

 

La Finlande veut continuer à chasser ses loups 13/11/2005

Le loup finlandais va-t-il brouiller le bon élève européen qu'est la Finlande avec l'Union européenne ? Ce pays est décidé à défendre jusque devant la Cour européenne de justice le droit de chasser le loup. Helsinki affirme que ses loups, lorsqu'ils ne sont pas chassés, sont très bien protégés, et a refusé de plier face aux exigences de la Commission européenne. Pour Bruxelles, la Finlande a abusé d'une dérogation en délivrant trop systématiquement des permis de chasse au loup sans que l'urgence ou le danger se fassent franchement sentir. C'est pour cette raison que la Commission menaçait la Finlande de poursuites depuis plusieurs années.

Elle souhaite que la population de loups, qui selon les Finlandais s'élève à environ 200 bêtes, puisse se développer bien plus. Helsinki rétorque qu'en quatre ans 180 demandes de permis de tuer ont été déposées, mais seulement 25 honorées, a précisé le ministère de l'agriculture. Il n'empêche que la menace communautaire s'est précisée : fin septembre, l'UE a déclenché la procédure judiciaire. Helsinki n'a pas faibli ; le comité interministériel des affaires européennes vient de rejeter les remarques de la Commission. L'affaire se réglera donc devant la Cour de justice européenne.Pourtant, les autorités finlandaises se font elles-mêmes copieusement critiquer dans les petites villes où les loups se rapprochent des habitations. Parfois, on les connaît par leur petit nom, comme Taru, une femelle venue de la frontière russe. La presse finlandaise rapportait ce printemps qu'Ursa, une louve qui vagabondait le long de la côte nord-ouest, avait été aperçue dans un jardin, à 20 mètres d'un enfant de 5 ans. Dans certains villages, on ne laisse plus les enfants sortir seuls. Peut-être se rappelle-t-on que c'est à cause de "loups tueurs d'enfants" que, vers la fin du XIX e siècle, le Sénat finlandais avait décidé de les exterminer.

"Pendant tout le XX e siècle, nous n'avions presque plus de loups , raconte Erik Granqvist, ancien conservateur des collections zoologiques de Finlande. Dès qu'un loup venait en Finlande, il était poursuivi et abattu." Depuis les années 1970, le loup, désormais protégé, est de retour. Il pose des problèmes pour l'élevage, notamment pour celui des rennes par les Samis. Les Espagnols et les Italiens ont beaucoup plus de loups mais les respectent, affirme Bruxelles. Ce qui fait ricaner les Finlandais. "Les loups finlandais sont deux fois plus gros que ceux d'Europe du Sud, gronde M. Granqvist. Et ce sont des prédateurs." Sous-entendu : pas comme ces freluquets des bords de la Méditerranée.

Un loup consomme une dizaine d'élans par an, ce qui représente environ 95 % de son menu traditionnel. Le reste du temps, il se contente de lièvres, de petit gibier, parfois de quelques chiens ou chats s'il se promène en ville. En 2004, les loups finlandais auraient ainsi tué 2 000 élans et 50 chiens. M. Granqvist assure que le loup de Finlande n'est que la branche la plus occidentale du loup de Sibérie qui se trouve en Russie à des dizaines de milliers d'exemplaires, et qu'il n'est donc absolument pas menacé d'extinction. "Nous les Finlandais sommes quand même mieux placés que les fonctionnaires de Bruxelles pour savoir comment gérer la population de loups. On ne va pas interdire la chasse à l'élan en Finlande parce qu'il n'y en a plus au Portugal !"

Les exigences européennes agacent généralement les Nordiques, qui n'aiment pas qu'on leur fasse la leçon en matière d'écologie et de gestion des ressources naturelles, qu'il s'agisse du loup, de l'ours ou du lynx, que l'Estonie a obtenu de pouvoir continuer à chasser en petit nombre. En Suède, des voix s'élèvent pour le rétablissement de la chasse aux loups, strictement interdite. Les Norvégiens ont repris la chasse commerciale à la baleine en dépit du moratoire en vigueur depuis 1986. Oslo estime dépenser suffisamment de millions de couronnes pour affiner sa connaissance des stocks de baleines, et aussi de phoques, pour se permettre d'en chasser des quantités limitées.

Source : Le Monde .fr

 

Encore un amendement anti loup ! 3/11/2005

Le groupe socialiste du Sénat vient de déposer un amendement scélérat à la loi d'orientation agricole : il espère modifier l'article L 427-9 du code de l'Environnement pour autoriser les propriétaires et fermiers à détruire les loups.

Cette manoeuvre confirme que la Nature n'a pas beaucoup d'amis politiques, pas plus à gauche qu'à droite. Les amendements anti-ours et anti-loups que tentent régulièrement d'introduire dans des textes qui n'ont rien à voir avec l'environnement députés et sénateurs de tous bords sont autant de rappels à la plus extrême vigilance. Ferus saisit immédiatement le gouvernement pour faire pièce à cette honteuse manoeuvre, et se tient prêt à dénoncer et à faire reconnaître l'illégalité de ce texte au regard des conventions internationales qu'a signé la France.

Le 5 novembre prochain la totalité des ONG qui veulent protéger la nature défilera du Panthéon à Denfert-Rochereau pour s'opposer à des actes comme la destruction injustifiée des grands prédateurs. En passant non loin du Sénat, nous crierons notre refus de cet amendement poudre aux yeux.

Source : association Ferus


SAMEDI 5 NOVEMBRE MANIFESTATION A VALENCE Départ 14 heures Gare SNCF – Ville

Novembre 2004, nous enterrions symboliquement l'ourse Cannelle au Panthéon. Cette année, notre tristesse et notre colère ont des causes plus vastes : la nature et la biodiversité vont de plus en plus mal en France. Ce n'est pas une fatalité. Nous ne méconnaissons ni les difficultés du pays, ni le contexte mondial. Nous savons que la conservation de la nature dépend aussi d'une meilleure politique de l'énergie et d'un aménagement du territoire digne de ce nom. Mais nous avons la conviction profonde qu'on pourrait faire beaucoup mieux. Alors que les termes « développement durable » et « biodiversité » sont plus que jamais prétexte à de beaux discours et de riches colloques, on assiste en France à un retour en arrière de plusieurs décennies en matière de protection de la Nature ! La France , donneuse de leçons universelles, renie tous ses engagements internationaux dans ce domaine. Tous les projets de lois ayant trait de près ou de loin à la Nature , et à ce qui devait initialement concerner sa protection, ont été complètement malmenés ou enterrés par les puissants lobbies anti-nature avec l'accord du gouvernement. C'est pourquoi les associations signataires Appellent à manifester le samedi 5 novembre à 14h 30 au Panthéon ( Paris 5ème ), A Valence (Drôme). Pour la défense de la Nature , du vivant et des animaux. Pour dénoncer :

- Les violences faites à la Nature

- Les abattages injustifiés de loups

- Les abus de la chasse et les innombrables cadeaux faits aux chasseurs

- La scandaleuse collusion entre pouvoirs publics et braconniers (Escrinet, Camargue)

- Une politique de l'eau calamiteuse

- La régression de la protection des espaces naturels -les manipulations sur le vivant, les pollutions, le bétonnage

- Le poids excessif des lobbies contre l'intérêt général

Et pour demander :

- L'application sans faille de la Charte de l'Environnement - un renforcement immédiat de la population d'ours dans les Pyrénées

- L'application totale des directives « habitats », « oiseaux » et « eaux douces »

- Une réforme de la PAC pour une agriculture respectueuse de l'environnement et des consommateurs

- Un moratoire de la chasse aux espèces en mauvais état de conservation

- Un statut de l'animal dans le respect du vivant, incluant la faune sauvage

- Des mesures de protection efficaces pour les espèces au seuil de l'extinction

- Un vrai ministère de l'Ecologie doté de moyens à la hauteur des enjeux APPEL

LANCE PAR :  FERUS – SPA – WWF - Action Nature - AFIPA - AMOPYC- Association des Amis de l'ours en Pyrénées Centrales – ASPAS - Connaissance et Protection de la Nature du Brabant (Belgique )- Collectif « Ourse en ASPE » -Convention Vie et Nature - Coordination pour la défense du Marais Poitevin -Fédération de la Région Auvergne pour la Nature et l'Environnement (FRANE) - FIEP Groupe Ours Pyrénées - Fondation Assistance aux Animaux Fondation Brigitte Bardot - Franche-Comté Nature Environnement – FRAPNA - Groupe Mammalogique d'Auvergne (GMA) – Greenpeace France - IFAW.France - Les Amis de la Terre - Les Naturalistes Orléanais et de Loire Moyenne - Ligue royale belge pour la protection des Oiseaux (LRBPO) - LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux - Mille Traces - Paysages de France RAC - Rassemblement anti chasse - Réseau Cétacés - SECAS (Société d'Encouragement pour la conservation des animaux sauvages) - SFEPM Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères - SNPN Société Nationale de Protection de la Nature - Wolf Eyes - www.loup.org et La Meute … liste non close…

Ce communiqué émane de Wen. "NE PAS SE LAISSER FAIRE"

 

Appel à manifester le samedi 5 novembre à 14h 30
au Panthéon (Paris 5ème). Pour la défense de la Nature, du vivant et des animaux.

Voici pour information les associations ayant déjà rejoint le mouvement, mettant de côté les divergences d'opinion pour tous se rallier sous la même bannière: la sauvegarde de notre patrimoine écologique:

Action Nature
AFIPA
AMOPYC Association des Amis de l'ours en Pyrénées Centrales
ASPAS
Association Wolf Eyes
Club CPN du Brabant
Collectif « Ourse en ASPE »
Convention Vie et Nature
Coordination pour la défense du Marais Poitevin
FERUS
FIEP Fonds d'Intervention Eco-pastoral
Fondation Assistance aux Animaux
Fondation Brigitte Bardot
Franche-Comté Nature Environnement
Greenpeace
IFAW International Fund for Animal Welfare
Les Amis de la Terre Agnès
Les Naturalistes Orléanais et de Loire Moyenne -
Loup.org et La Meute
LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux
Pays de l'Ours ADET
RAC Rassemblement anti chasse
SECAS (Société d'Encouragement pour la conservation des animaux sauvages).
SFEPM Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères
SNPN Société Nationale de Protection de la Nature
SPA
WWF-France

ces associations ont ralliés le mouvement sous ces termes: De nombreuses associations appellent à manifester pour la nature.

En novembre 2004, nous enterrions symboliquement l'ourse Cannelle au Panthéon.

Cette année, notre tristesse et notre colère ont des causes plus vastes : la nature et la biodiversité vont de plus en plus mal en France.

Ce n'est pas une fatalité. Nous ne méconnaissons ni les difficultés du pays, ni le contexte mondial. Nous savons que la conservation de la nature dépend aussi d'une meilleure politique de l'énergie et d'un aménagement du territoire digne de ce nom. Mais nous avons la conviction profonde qu'on pourrait faire beaucoup mieux.

Alors que les termes « développement durable » et « biodiversité » sont plus que jamais prétexte à de beaux discours et de riches colloques, on assiste en France à un retour en arrière de plusieurs décennies en matière de protection de la Nature ! La France, donneuse de leçons universelles, renie tous ses engagements internationaux dans ce domaine.

Tous les projets de lois ayant trait de près ou de loin à la Nature, et à ce qui devait initialement concerner sa protection, ont été complètement malmenés ou enterrés par les puissants lobbies anti-nature avec l'accord du gouvernement.

C'est pourquoi les associations signataires

Appellent à manifester le samedi 5 novembre

à 14h 30 au Panthéon (Paris 5ème)

Pour la défense de la Nature, du vivant et des animaux.


Pour dénoncer :

-les violences faites à la Nature
-les abattages injustifiés de loups
-les abus de la chasse et les innombrables cadeaux faits aux chasseurs
-la scandaleuse collusion entre pouvoirs publics et braconniers (Escrinet, Camargue)
-une politique de l'eau calamiteuse
-la régression de la protection des espaces naturels
-les manipulations sur le vivant, les pollutions, le bétonnage
-le poids excessif des lobbies contre l'intérêt général

Et pour demander :

-l'application sans faille de la Charte de l'Environnement
-un renforcement immédiat de la population d'ours dans les Pyrénées
-l'application totale des directives « habitats », « oiseaux » et « eaux douces »
-une réforme de la PAC pour une agriculture respectueuse de l'environnement et des consommateurs
-un moratoire de la chasse aux espèces en mauvais état de conservation
-un statut de l'animal dans le respect du vivant, incluant la faune sauvage
-des mesures de protection efficaces pour les espèces au seuil de l'extinction
-un vrai ministère de l'Ecologie doté de moyens à la hauteur des enjeux .

Ce communiqué émane de Wen. "NE PAS SE LAISSER FAIRE"

Manifestation nationale !!!
vendredi 16 septembre 2005


Des protections en recul...
Des loups abattus pour rien...
Le retour des ours reporté ...
Des promesses démenties par les faits...

Ferus appelle à une manifestation POUR la nature qui n'a jamais été aussi en danger et CONTRE les concessions faites par le gouvernement aux lobbys rétrogrades en violation de ses propres promesses et des traités signés par la France.

De nombreuses autres associations se rassemblent en ce moment pour co-organiser cette manifestation. La date retenue est le samedi 5 novembre , date anniversaire de la mort de l'ourse Cannelle. Elle aura lieu à Paris à 14h30, place du Panthéon.

Pour la province, décision collective imminente.

VENEZ NOMBREUX !!!

Toutes les infos à suivre sur www.ferus.org ou 04 91 05 05 46 / 06 14 64 18 00

Voir aussi :
Tous ensemble pour l'ours le 24 septembre 2005 !!! : Rassemblement pour l'ours à Arbas (Haute-Garonne)

Un loup abattu en Isère 3/09/2005

Un loup suspecté d'avoir tué une dizaine de bovins a été abattu en Isère dans la nuit de jeudi à vendredi par un agent de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, avait décidé d'autoriser l'abattage de 6 loups (au lieu de 4) d'ici à mars 2006. Une décision vivement critiquée par les écologistes.

Source : Liberation.fr

Des loups arrivent dans le Jura 20/08/2005

Le mammifère tant redouté est régulièrement aperçu aux limites du département

Si le Jura ne crie pas encore au loup, il s'y prépare. Le mammifère des légendes est bel et bien aux portes du département. Des loups sont régulièrement aperçus dans l'Ain depuis au moins deux ans. Leur nombre reste indéfini, mais leur appétit d'espace pourrait bien les pousser vers de nouveaux territoires.

Les loups attaquent 14 personnes dans l'est de l'Ukraine 7/08/2005

KIEV (AP) -- Une meute de loups a attaqué 14 personnes dans l'est de l'Ukraine, et l'un des animaux au moins avait la rage, a annoncé dimanche le ministère des situations d'urgence.
Ces attaques se sont déroulées de jeudi à samedi dans la région de Zaporijia. L'un des loups a été renversé et tué par une voiture, et son analyse a déterminé qu'il avait la rage.
Toutes les victimes de ces attaques, dont une femme de 60 ans grièvement blessée, ont été vaccinées contre la rage.
La police, les chasseurs de la région et des équipes spécialisées sont parties en chasse pour traquer la meute, ainsi que les éventuels animaux domestiques mordus par les loups.
Des dizaines de cas de rage sont enregistrés chaque année en Ukraine.

Source : OBS

De la grenaille pour effaroucher les loups 3/08/2005

La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, a annoncé hier que la grenaille pourrait remplacer les balles en caoutchouc pour les tirs d'effarouchement avant l'abattage d'un loup. Les écologistes demandent à l'Office de la chasse d'étudier d'autres moyens (les avertisseurs sonores ou les phares...) utilisés avec succès dans certains pays.

Source : Libération

Nelly Olin confirme l'abattage de six loups 3/08/2005

La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a confirmé mardi 2 août qu'elle allait autoriser l'abattage de six loups. "En abattant six loups aujourd'hui, nous maintenons l'espèce protégée par la Convention de Berne", a-t-elle expliqué sur RTL.
Mais "ce qui est inquiétant, c'est que le loup fait des dégâts considérables". "J'ai rencontré des éleveurs la semaine dernière et je peux vous dire que j'ai vu dans leurs yeux et leur discours une profonde détresse", a souligné Nelly Olin. "Il faudra qu'on arrive à trouver des protocoles autres que ceux que je viens de mettre en place".
Le gouvernement a autorisé le tir de six loups en 2005, à des conditions précises (tirs d'effarouchement préalables, autorisation de tir après trois attaques minimum). "Pour le moment, je ne suis pas en mesure de dire si on peut abattre plus de loups", a indiqué Nelly Olin. "Le dernier comité sur le loup que j'ai présidé à Gap permettra que les tirs d'effarouchement, à titre d'essai pour le moment, soient avec de la grenaille et non plus des balles en caoutchouc", a-t-elle précisé.

"Précipitation"
"La ministre confond vitesse et précipitation", a aussitôt réagi Jean-David Abel, représentant des écologistes au sein du Comité sur le loup. "Le comité a demandé une étude à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage sur les différentes méthodes d'effarouchement", a-t-il précisé. "Quand l'ONCFS aura répondu, on pourra avoir pour la fin de l'année un changement éventuel de munition", a ajouté Jean-David Abel.
L'effarouchement par balle en caoutchouc est aujourd'hui inefficace, de l'avis des éleveurs comme des protecteurs de l'environnement. D'autres méthodes, comme les avertisseurs sonores ou les phares, sont utilisées avec succès dans d'autres pays. Le tir à la grenaille peut blesser mortellement le loup si la distance est faible, note Jean-David Abel.
"La ministre de l'Ecologie déplace le centre de gravité de ses décisions dans un sens plus éloigné de la protection de la nature", a-t-il regretté.

Des autorisations de prélèvement suspendues

Le tribunal administratif de Marseille avait ordonné lundi la suspension de deux arrêtés préfectoraux autorisant le prélèvement de deux loups dans les Hautes-Alpes, l'un, dans le massif du Dévoluy, et l'autre, dans le Queyras.
Saisi en référé par l'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), le tribunal a notamment considéré que la procédure de prélèvement n'avait pas été respectée. Aucune attaque de loups n'a été enregistrée dans le Queyras et seulement deux (au lieu de trois prévues par la procédure) sont survenues dans le Dévoluy, après la mise en oeuvre de mesures d'effarouchement du loup.
Lors de l'audience, l'avocat de l'ASPAS, Me Benoît Candon, avait contesté la réalité du nombre d'attaques et du nombre de victimes du loup, évoquant la "concurrence" des chiens errants et "doutant des garanties de la réalité du gardiennage des troupeaux" et des mesures d'effarouchement.
Le préfet avait fait valoir que l'urgence n'était pas établie dans la mesure où un "unique prélèvement" dans chacune des deux zones ne portait "pas atteinte à l'état de conservation de la population des loups".

Cinq ours réintroduits

Quant à l'ours, "autre sujet de grande préoccupation", la ministre Nelly Olin a évoqué mardi un "rapport de comité scientifique disant qu'il est nécessaire de les réintroduire" mais "cela passera aussi avec la concertation des élus de la montagne".
"On ne va pas réintroduire en grand nombre : on s'arrêtera à cinq", a indiqué la ministre à RTL, même si elle n'est pas "sûre qu'on puisse ramener cinq ours de Slovénie au printemps".
Son prédécesseur Serge Lepeltier avait annoncé en janvier, après la mort de la dernière ourse de souche pyrénéenne Canelle, un plan ambitieux visant à porter la population actuelle (14 à 18 ours) à "une trentaine d'ours dans les 3 ans".
Enfin, l'ouverture précoce de la chasse au gibier d'eau en Manche et en Atlantique a été décidé en "s'appuyant sur les données scientifiques rendues par l'observatoire", a rappelé Nelly Olin. Pour "la Méditerranée, nous allons lancer l'étude pour l'année prochaine". "Je n'ai voulu faire plaisir à personne" en avançant les dates de la chasse, a lancé la ministre de l'Ecologie. "Personne ne peut remplacer la science".

Source : OBS

Trêve estivale pour les loups des Hautes-Alpes 2/08/2005

Les arrêtés préfectoraux autorisant l'abattage de deux loups dans les Hautes-Alpes ­ un dans le massif du Dévoluy et l'autre dans le Queyras ­ ont été suspendus hier. Aucune attaque de loups n'a été enregistrée dans le Queyras et seulement deux ont été répertoriées dans le Dévoluy. Or, il en faut trois pour déclencher la procédure de «prélèvement», c'est-à- dire d'abattage de l'animal.

Source : Libération

L'Ontario entend protéger ses populations de loups 26/07/2005

Dans le cadre de sa politique de protection de la biodiversité, l'Ontario souhaite conserver ses populations de loups et prend des mesures plus vigoureuses pour les protéger de la province. Les mesures coercitives envisagées ne s'appliqueront pas dans la majeure partie des zones habitées du sud de la province.

Parmi les mesures immédiates de contrôle, les chasseurs et les propriétaires fonciers qui tuent des loups ou des coyotes en vue de protéger leur propriété devront obligatoirement déclarer ces activités de chasse et de récolte.

Le gouvernement prend également les mesures importantes de conservation suivantes. À compter du 15 septembre, 2005, les chasseurs désirant abattre des loups ou des coyotes devront acheter un sceau spécial, en plus d'un permis de chasse au petit gibier. Le prix du sceau sera de 10$ pour les résidents et de 250$ pour les non-résidents. Les chasseurs résidents et non-résidents ne pourront obtenir que deux sceaux par an.

Outre les mesures de contrôle proposées, la Stratégie de conservation des loups de l'Ontario visera l'éducation du public. On y donne une orientation stratégique du programme des loups de la province et des objectifs clairs sont définis, tels que la durabilité des populations de loups et la sensibilisation du public au rôle de ces animaux dans le maintien d'écosystèmes naturels et sains. La stratégie se penche également sur la recherche et la surveillance des populations de loups.

Ces nouvelles mesures renforcent celles prises précédemment, y compris l'adoption en 2005 d'une saison de fermeture de la pêche dans le Nord et le Centre de l'Ontario du 1er avril au 14 septembre et l'interdiction en 2004 de chasser, de piéger et poursuivre des loups et des coyotes dans le parc Algonquin et ses environs.

Source : Agricom

Loup: les écologistes déboutés 21/07/2005

Le Conseil d'Etat a refusé de suspendre un arrêté autorisant l'abattage de 6 loups jusqu'au 31 mars 2006 dans les Alpes .

Un éleveur excédé, victime de 9 attaques qu'il attribue au loup, a bloqué pendant trois heures mercredi la RN6 en Savoie avec 500 moutons et une cinquantaine de personnes.Selon le responsable de FDSEA, les éleveurs de Savoie ont subi 45 attaques de loups depuis le 15 juillet, contre 18 à la même période l'an dernier.

Au début du mois, un éleveur du département a illégalement abattu un loup, conduisant la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, à ramener de six à cinq le nombre maximum de "prélèvements" dans les Alpes d'ici avril 2006.

Le recours devant le Conseil d'Etat avait été déposé par deux associations écologistes plaignantes (l'Association pour la protection des animaux sauvages et la Société protectrice des animaux).

Toutes deux rappellent que le loup est une espèce protégée en vertu de la Convention de Berne de 1979 et d'une directive européenne.

Source : France 2

Adoption d'une nouvelle politique provinciale pour protéger le loup 11/07/2005

Le gouvernement provincial adopte une politique pour protéger le loup gris et le loup de l'Est. La nouvelle réglementation interdit la chasse au loup durant l'été et impose un quota de deux prises par chasseur. De même, dorénavant, toute personne abattant un loup en Ontario doit rapporter l'incident aux autorités.

Toutefois, les trappeurs, les chasseurs et la Société pour la nature et les parcs du Canada s'interrogent sur l'efficacité de cette loi quant à la protection du loup.

Le président de la fédération provinciale des trappeurs, Conrad Morin, dit qu'il « ne connaît pas beaucoup de chasseurs locaux qui chassent le loup. » De plus, l'interdiction de chasser l'animal l'été n'aura pas d'impact, puisque la fourrure du loup est de meilleure qualité l'automne et l'hiver, ajoute Conrad Morin.

Trappeur depuis plus de 25 ans, Robert Desbiens saisit mal l'intention du gouvernement de cibler les trappeurs et les chasseurs pour protéger les loups. « J'aimerais beaucoup plus qu'il s'inquiète au niveau de l'habitat de ces animaux-là », dit-il.

La réglementation pour la protection des loups vise le centre et le nord de l'Ontario. Le directeur de la Société pour la nature et les parcs du Canada, Jean Langlois, soutient que la politique comporte quelques contradictions : « On nous annonce une stratégie pour la conservation des loups où on continue de permettre la chasse et le piégeage, même dans les parcs. Les actions ne suivent pas l'intention de la stratégie. »

La province espère recueillir des données plus précises sur les populations de loups avant de légiférer de nouveau.

Source : ONTARIO

Tour de France: manifestation des anti-loups au départ de Grenoble 11/07/2005

GRENOBLE (AP) -- Les organisateurs du Tour de France ont différé de 11,5 kilomètres le départ de la 10e étape entre Grenoble et Courchevel prévue mardi, à l'issue d'une rencontre lors de la journée de repos avec les représentants des éleveurs de l'Isère et de la Savoie.
«Cette décision est intervenue à titre de compromis par rapport au projet initial des éleveurs, consistant à bloquer longuement la course à Aiton, au kilomètre 60, pour protester contre les exactions (supposées) commises par les loups à l'encontre de leurs troupeaux ovins et bovins», a annoncé la direction du Tour de France dans un communiqué.
La distance de l'étape sera donc réduite à 181 kilomètres.
Le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), Jean-Michel Le Métayer, sera présent à cette manifestation au cours de laquelle le peloton sera immobilisé durant quelques minutes, a précisé le Tour.
«Au travers de ce compromis, les organisateurs du Tour de France ont voulu marquer leur solidarité avec le monde rural, avec lequel ils ont en commun la défense des paysages et des professions agricoles du pays.»

source : Nouvel OBS

LA PROVINCE PROTÈGE SES LOUPS Une Stratégie de conservation des loups de l'Ontario 08/07/2005

TORONTO - Le gouvernement de l'Ontario aide à protéger la biodiversité de la province en terminant l'élaboration d'une stratégie de conservation des loups et prend des mesures plus vigoureuses pour protéger la population de loups de la province. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui David Ramsay, ministre des Richesses naturelles.

« Notre gouvernement s'engage à préserver la biodiversité de l'Ontario, soit la variété de la vie sur terre, a déclaré le ministre. Les mesures que nous prenons assureront la présence des loups dans le dans le paysage ontarien pour les générations futures. »

La Stratégie de conservation des loups de l'Ontario donne une orientation stratégique au programme des loups de la province et se penche sur des objectifs clés tels que la durabilité des populations de loups et la sensibilisation du public au rôle de ces animaux dans le maintien d'écosystèmes naturels et sains. Elle se penche également sur la recherche et la surveillance des populations de loups.

Le gouvernement prend également les mesures importantes de conservation suivantes. À compter du 15 septembre, 2005, les chasseurs désirant abattre des loups ou des coyotes devront acheter un sceau spécial, en plus d'un permis de chasse au petit gibier. Le prix du sceau sera de 10 $ pour les résidents et de 250 $ pour les non-résidents. Les chasseurs résidents et non résidents ne pourront obtenir que deux sceaux par an.

Les chasseurs et les propriétaires fonciers qui tuent des loups ou des coyotes en vue de protéger leur propriété devront obligatoirement déclarer ces activités de chasse et de récolte.

Ces nouveaux règlements s'appliquent à certaines Unités de gestion de la faune (UGF) du Centre et du Nord de l'Ontario (UGF de 1 à 42, de 46 à 50 et de 53 à 58) mais non pas à la majeure partie du Sud de l'Ontario.

Le ministère ne prévoit pas changer les dispositions actuelles en vertu de la Loi sur la protection du poisson et de la faune permettant aux propriétaires fonciers de protéger leur propriété contre les dommages causés par la faune ou d'utiliser des agents pour faire se travail à leur place.

Les mesures d'aujourd'hui renforcent celles prises précédemment, y compris l'adoption en 2005 d'une saison de fermeture de la pêche dans le Nord et le Centre de l'Ontario du 1er avril au 14 septembre et l'interdiction en 2004 de chasser, de piéger et poursuivre des loups et des coyotes dans le parc Algonquin et ses environs.

Source : ontario

Loup tué en Savoie : plainte de la SPA 05/07/2005

La Société protectrice des animaux a annoncé lundi 4 juillet qu'elle porte plainte contre l'éleveur qui a tué un loup dans la nuit de vendredi à samedi en Savoie.
"L'éleveur prétend ne pas savoir qu'il s'agissait d'un loup. Il ne devait pas savoir non plus qu'aucun arrêté préfectoral n'avait autorisé les tirs d'effarouchement, et à plus forte raison, à balle réelle dans cette zone où les mesures de protection (des troupeaux) n'ont pas été mises en place", s'insurge le communiqué de la SPA. "Nous rappelons que le loup appartient à une espèce "strictement protégée" par la loi et que les conditions de tirs sont réglementées par des procédures très strictes", écrit l'association. Les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture ont autorisé par un arrêté le 18 juin dernier le tir de six loups jusqu'au 31 mars 2006.

Le protocole en annexe de l'arrêté donne pour la première fois aux éleveurs attaqués la possibilité de tirer sur le loup à des conditions précises (permis de chasse, autorisation du préfet, plus de trois attaques successives en trois semaines). Ces conditions n'étaient pas en vigueur en Savoie, ou aucune autorisation d'effarouchement ou de tir n'avait été donnée par le préfet. "L'autorisation de tirer, donnée à des éleveurs irresponsables, vigoureusement dénoncée par la SPA, n'a pas tardé à montrer ses limites", estime l'association. Dans un communiqué séparé, France Nature Environnement, qui regroupe la quasi totalité des associations de protection de la nature, "demande au gouvernement de déposer plainte immédiatement". FNE appelle les préfets à "maintenir des positions fermes et privilégiant les effarouchements (...) sans quoi le laxisme de ce nouveau protocole va ouvrir la voie à tous les dérapages sur le terrain et banaliser les tirs de loups". La ministre de l'Ecologie Nelly Olin "condamne le fait qu'un loup ait été abattu en Savoie dans la nuit de vendredi à samedi, sans que les procédures du protocole qu'elle a mis en place aient été préalablement respectées", indiquait lundi un communiqué du ministère. "Le tir à balles ne peut être pratiqué qu'en dernière extrémité", rappelle la ministre de l'Ecologie dans son communiqué. Elle annonce que "le Préfet de Savoie réunira dans la semaine un comité restreint du Groupe loup" (qui réunit les éleveurs, les représentants de l'Etat et les associations écologistes).
Nelly Olin "note qu'en tout état de cause, le nombre maximum de loups qui pourront être prélevés jusqu'à l'hiver 2005-2006 est désormais réduit de 6 à 5", compte tenu de ce tir. La ministre avait pris il y a deux semaines, conjointement avec son collègue de l'Agriculture Dominique Bussereau, un arrêté qui autorise le tir de six loups jusqu'au 31 mars 2006.
L'arrêté donnait pour la première fois aux éleveurs la possibilité de tirer sur le loup à des conditions précises (permis de chasse, autorisation du préfet, plus de trois attaques successives en trois semaines). Ces conditions n'étaient pas en vigueur en Savoie, ou aucune autorisation d'effarouchement ou de tir n'avait été donnée par le préfet.

Source : Nouvel OBS


Portugal: un incendie menaçe un village et des loups ibériques 5/07/2005

MAFRA - Un violent incendie, attisé par de brusques rafales de vents, menaçait lundi un village et une réserve de loups ibériques dans une forêt domaniale à une quarantaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Mais il semblait dans la nuit en passe d'être maîtrisé.
D'importants moyens ont été mobilisés - plus de 400 pompiers, 140 véhicules, deux avions et deux hélicoptères bombardiers d'eau ainsi que des ambulances - afin de maîtriser le feu, un combat rendu difficile par les sautes constantes de vent. Vers 20h00, sur les trois fronts actifs dans l'après-midi, deux étaient sous contrôle, a indiqué le coordinateur local des pompiers et de la protection civile Joaquim Moreira Vicente. Le vent faiblissant, il a espéré que l'incendie serait maîtrisé dans la soirée. Cinq pompiers ont subi des brûlures en combattant les flammes dans la zone de la forêt domaniale de Mafra et huit autres ont été intoxiqués par l'épaisse fumée qui recouvrait la région. Le feu a ravagé 20 hectares, principalement des broussailles, dans la forêt domaniale de Mafra, et «a touché le village» de Malveira, a déclaré un responsable.
Le directeur de la forêt domaniale de Mafra, Ricardo Paiva, avait tiré la sonnette d'alarme dans l'après-midi, affirmant que quatorze des dix sept loups ibériques, une espèce menacée de disparition, hébergés dans une réserve à Mafra étaient menacés. Placés dans un enclos, les loups ont finalement échappé aux flammes.
Une autoroute et une route nationale ont été coupées pendant plusieurs heures à la circulation. La fumée de l'incendie était perceptible jusque dans la capitale portugaise en milieu d'après-midi. En 2003, des incendies catastrophiques avaient fait partir en fumée plus de 420 000 hectares et provoqué la mort de 20 personnes.

Source : Edicom.ch


ABATTAGE DES LOUPS EN FRANCE, la Fondation Bardot demande l'ouverture d'une procédure contre son pays 2/07/2005

La décision de la nouvelle ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, d'augmenter le nombre de loups pouvant être abattus dans les Alpes a provoqué la semaine dernière de nouvelles critiques des associations.
La Fondation Brigitte Bardot juge que la décision de Mme Olin «augure du pire» pour la protection de l'environnement en France. Dans une lettre ouverte à la ministre, elle qualifie l'arrêté sur le loup d'«absolument scandaleux» et annonce qu'elle va demander à la Commission de Bruxelles d'ouvrir une procédure contre la France, pour infraction à la législation européenne sur les espèces protégées.
Dans un arrêté publié samedi dernier au Journal Officiel, Mme Olin avait porté à six le nombre de loups pouvant être abattus jusqu'au 31 mars 2006. Son prédécesseur, Serge Lepeltier, avait autorisé le «prélèvement» de quatre loups en 2004, dont seuls deux ont été effectivement tués.
Aussitôt connue, la décision de Mme Olin avait été condamnée par plusieurs associations. L'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) s'était dit «révoltée». La société protectrice des animaux (SPA) avait jugé que seules «des méthodes d'effarouchement» du loup étaient acceptables.
France nature environnement (FNE), la plus importante association écologiste française, avait accusé, pour sa part, le gouvernement de privilégier «les tirs de régulation» du loup plutôt que les mesures de protection des troupeaux.

Source : T.H.

Six loups pourront maintenant être tués 20/06/2005

La ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin, annonce que le nombre de loups pouvant être abattus pour protéger les élevages passe de 4 à six.

"Je vais autoriser un prélèvement maximal de six loups, soit moins de 10% de la population estimée de 70 à 90 individus sur le territoire, et cela ne met pas en danger la préservation de l'espèce", explique-t-elle, assurant que ces mesures n'ont "rien à avoir avec une régulation de l population du loup".

Outre l'augmentation des "prélèvements" autorisés, Mme Olin prône pour les éleveurs une "légitime défense" fortement encadrée pour faire face aux attaques des prédateurs.

"La nouveauté, c'est le tir de défense, mais il ne sera possible que sur autorisation individuelle délivrée par le préfet, et sous réserve que l'éleveur possède le permis de chasser et ait préalablement protégé son troupeau", précise la ministre.

Dans la pratique, il pourra s'agir d'un "tir d'effarouchement, par balles ou munitions en caoutchouc" ou d'un "tir à balles réelles, mortel à l'occasion". Et si l'éleveur n'est pas chasseur, il pourra "recourir à un garde assermenté ou à un lieutenant de louveterie".

Source : tl/com

Suspension de l'arrêté autorisant l'abattage d'un loup dans l'Isère 11/06/2005

Le Conseil d'Etat a suspendu vendredi pour vice de procédure un arrêté interministériel du 19 mai qui autorisait jusqu'au 15 juin l'abattage d'un loup dans l'Isère.

Saisi par une association écologiste, l'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages), un juge des référés (procédures d'urgence) de la haute cour administrative, Marie-Dominique Hagelsteen, a estimé, dans sa décision, que "l'arrêté contesté n'avait pas été précédé d'une consultation régulière du Conseil national de la protection de la nature" (CNPN).

Le CNPN est un organisme consultatif réunissant administration, élus, professionnels, scientifiques et ONG.

Le loup est un animal protégé par les législations européenne et française qui mettent des conditions très strictes à toute autorisation dérogatoire de tir à balles réelles.

L'arrêté contesté avait été pris par le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, et l'ex-ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, après cinq attaques nocturnes entre le 3 et le 19 mai chez trois éleveurs de l'Isère, dans une zone de plaine proche du massif de la Chartreuse, où aucun loup n'avait été répéré jusqu'alors. Six bovins avaient été déchiquetés, cinq génisses et un veau.

L'association plaignante estimait que les conditions dérogatoires de la législation n'étaient pas remplies, l'administration soutenant le contraire.

La traque du loup de l'Isère, commencée le 21 mai, n'a donné aucun résultat. Reprise le 1er juin après une suspension de deux jours, elle a été arrêtée mardi soir, selon Yves Tachker, directeur départemental de l'Agriculture pour l'Isère.

Interrogé dès jeudi sur l'attitude des pouvoirs publics si l'arrêté venait à être suspendu par le Conseil d'Etat, le directeur de la Nature et des paysages du ministère de l'Ecologie, Jean-Marc Michel, avait indiqué à l'AFP que les délais étaient "trop courts" pour permettre au nouveau gouvernement de prendre un nouvel arrêté pour l'Isère.

Il avait rappelé que le gouvernement préparait un arrêté global qui fixera le quota de loups pouvant être abattus, "probablement jusqu'au printemps" 2006, sur l'ensemble de son aire de répartition dans les Alpes françaises.

Source : TSR.ch

Loup: "tirs de défense" à l'étude pour les éleveurs 9/06/2005

Le gouvernement envisage d'autoriser les éleveurs à tirer sur un loup lorsque leurs troupeaux ont été victimes d'attaques répétées du prédateur, selon un projet gouvernemental obtenu mercredi par l'AFP.

Le "Projet de protocole technique d'intervention sur les loups" doit être présenté jeudi au Conseil national de la protection de la nature (CNPN), un organisme consultatif réunissant administration, élus, professionnels et ONG. Il est destiné à encadrer un prochain arrêté des ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie, Dominique Bussereau et Nelly Olin, qui fixera le nombre maximum de loups susceptibles d'être abattus en 2005-2006.

Il ne donne aucune indication sur le chiffre susceptible d'être retenu.

Un "éleveur particulièrement attaqué (...) pourra être autorisé pendant une période n'excédant pas trois semaines à effectuer des tirs de défense à proximité de son troupeau", selon le texte.

Le projet fait droit à une revendication ancienne des éleveurs d'ovins. S'il est validé par les ministres, ce serait la première fois qu'un éleveur ou un berger pourrait pratiquer des tirs de défense, selon des sources gouvernementales.

Le loup est un animal protégé par le droit international (Convention de Berne, 1979) et européen (directive Habitats, 1992) et les arrêtés français d'application (17 avril 1981 et 10 octobre 1996).

Le protocole cite des dérogations prévues par ces textes, selon lesquelles la "capture ou la destruction" d'un ou plusieurs animaux protégés est possible, lorsque l'état de conservation de l'espèce est "favorable", les dégâts (aux élevages) sont "importants" et "il n'existe pas d'autre solution satisfaisante".

Le document souligne que les mesures d'effarouchement du loup seront mises en oeuvre "en priorité". Il fixe des conditions précises aux tirs à balle réelle ou aux piégeages du loup, qui ne pourront avoir lieu que si "au moins trois attaques successives" ont eu lieu sur un troupeau en l'espace de trois semaines.

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sera "responsable de l'organisation de l'ensemble du prélèvement", c'est-à-dire des opérations de mise hors d'état de nuire du prédateur. Il pourra être aidé par des chasseurs.

L'éleveur attaqué, "ou toute personne désignée par lui", ne pourra intervenir qu'"à l'occasion de tirs de défense" autorisés par le préfet et seulement "à proximité de son troupeau". Il agira "sous le contrôle de l'ONCFS".

Le protocole s'appuie sur une étude de cet établissement public, selon laquelle la population française de loups a augmenté annuellement de 10 à 20% entre fin 2001 et fin 2004 et pourrait atteindre actuellement 80 à 100 individus sur les neuf départements des Alpes françaises.

Le protocole vise en priorité 16 "zones de présence permanente" où vivent quelque 43 loups plus ou moins sédentarisés, selon l'ONCFS, et où se produisent la plupart des attaques.

Il prévoit toutefois des "tirs de défense pouvant aboutir à un prélèvement" dans de nouvelles zones de colonisation du loup.

Présenté pour la première fois le 2 juin au Groupe loup du CNPN, le projet a donné lieu à de vifs échanges entre éleveurs et défenseurs de l'animal, selon plusieurs participants.

Le gouvernement a promis de "retravailler" le texte dont les écologistes ont dénoncé les "ambiguïtés". A l'appui de son initiative, il relève que les opérations 2004 de l'ONCFS ont coûté quelque 180.000 euros pour aboutir à l'abattage de deux loups, soit moitié moins que le quota fixé officiellement pour l'an passé.

Source : Le Monde

Reprise de la traque au loup 1/06/2005

Après 48h de répit pour le loup ( "Nécessaire pour analyser les données recueillies" selon la préfecture...), reprise de la traque au loup ce soir mercredi  en Isère...

Source : loup-info

Isère : la traque du loup suspendue 31/05/2005

Un répit pour le loup traqué en Isère. Les recherches, autorisées par le gouvernement et lancées le 21 mai, ont été suspendues lundi. "Il n'y a pas eu de nouvelles attaques, il reste introuvable, on va attendre de nouveaux indices", a indiqué le directeur départemental de l'Agriculture et de la Forêt, Yves Tachker.

Source : WWF

Attaque des loups en plaine 27/05/2005

Carnivores opportunistes et puissants, les loups peuvent s'attaquer à toutes les proies vivantes de bonne taille dans notre pays - hormis l'homme, qui ne représente pas une proie potentielle. La peur qu'ils inspirent depuis des siècles est tout à fait réciproque, et ce sont eux qui en ont payé le plus lourd tribut, l'homme s'étant approprié l'essentiel de leur habitat et de leurs proies.

Le loup a vocation à coloniser de nouveaux territoires : au fil de sa progression, il s'attaquera forcément à d'autres proies que les ovins - et en dehors des seules zones d'alpages.

Reconnaissant que le retour du loup en France constitue un enrichissement de notre patrimoine naturel, l'Etat s'est engagé à concilier le développement de cette espèce avec le maintien des activités pastorales à travers la mise en place d'un plan d'actions (Plan Loup) cosigné par les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture. A cette fin, des moyens de gestion et de réduction des conflits entre le loup et le monde de l'élevage doivent être mis en oeuvre. Le plan Loup prévoit ces mesures sur les zones de présence permanente de l'espèce, il s'agira donc de les étendre progressivement aux nouveaux territoires sur lesquels elle s'installera.

Ces moyens comprennent l'indemnisation des dégâts, la mise en place de mesures de protection des troupeaux (gardiennage, chiens de protection, clôtures électriques), et la possibilité d'abattages en cas d'échec de ces moyens de protection, sous réserve d'un état de conservation favorable de la population de loups.

Les attaques de génisses survenue dans la nuit du 10 au 11 mai sur la commune de St Geoire en Valdaine et dans les nuits du 3 au 4 mai et du 18 au 19 mai sur la commune de Bilieu, à plus de 50 km d'une zone de présence permanente de loups, correspondent à un cas de figure particulier : ce type d'élevages, sans gardiennage possible, sont très vulnérables et des solutions nouvelles doivent être identifiées, comme le préconise le plan Loup. Parmi celles-ci, les tirs d'effarouchement peuvent être envisagés - même si leur efficacité n'est pas garantie -, mais il ne peut en aucun cas s'agir de la mise en place de zones d'exclusion (ce qui est désormais clairement exclu par l'Etat), ni de captures, ni d'abattages. La décision prise hier par le gouvernement d'autoriser l'usage de tirs anesthésiants, afin de capturer le loup pour le placer dans un parc animalier, revient à exclure celui-ci de la nature. Cela ne fait aucune différence en termes d'objectifs de conservation avec son abattage pur et simple, tel que le gouvernement l'envisage également en cas d'échec de la capture. Le recours à cette solution non seulement contredirait le propre objectif du gouvernement de développement de l'espèce, mais serait aussi illégal, les moyens de protection adéquats n'ayant logiquement pas été mis en place sur une zone où la présence du prédateur n'était pas encore avérée. Enfin, les mesures dites de « rabattement » autorisées par le Préfet de l'Isère seront aussi inefficaces qu'absurdes : au mieux, elles pousseront l'animal à attaquer inévitablement des proies dans d'autres secteurs.
En revanche, dans la mesure où la responsabilité du loup est attestée comme c'est le cas sur St Geoire en Valdaine, et si elle est confirmée pour Bilieu, il est indispensable que les propriétaires des animaux attaqués soient indemnisés rapidement, sans devoir passer par des démarches administratives compliquées. Concernant les moyens de protection, plusieurs pistes peuvent être envisagées : la mise en place de clôtures mobiles, qui serviraient autant à éviter la prédation du loup que celle de chiens divagants, de renards, de fouines ou d'autres carnivores, ou le retrait des animaux de certaines pâtures pendant la nuit - à condition qu'il soit assorti d'un système d'aide pour alléger la charge de travail supplémentaire des propriétaires d'animaux domestiques.

Comme l'Homme, le loup mange de la viande. Pour assurer son retour dans notre pays, il faut tolérer certains dégâts et mettre en place toutes les mesures possibles favorisant son acceptation.

D'autres espèces, carnivores comme le loup, ne suscitent pas tant d'animosité dès lors qu'elles sont chez les autres. Gardons-nous donc de donner des leçons aux pays souvent moins riches, à qui l'on reproche de ne pas en faire assez pour protéger leurs prédateurs (jaguars en Amérique du Sud, lions en Afrique, tigres en Asie), et relativisons l'impact du loup chez nous : 6 875 animaux domestiques de Gilly-sur-Isère ont été abattus parce qu'ils étaient contaminés par les fumées de son incinérateur ; la maladie de la vache folle a entraîné chez nous l'abattage de plus de 36 000 bovins ; enfin, en moyenne 700 000 ovins et caprins de réforme (sur un cheptel de 12 millions) partent à l'équarrissage chaque année en France avec un paiement à chaque étape (éleveurs, usines de transformation en farine, incinérateurs).

Que représente le coût du loup dans cet océan de gaspillage ?

Source : WWF

Loup : 8 associations dénoncent une battue d'un autre âge... 26/05/2005

Huit associations, réunies dans un collectif Loup, dénonce l'autorisation de tir du loup présumé coupable d'avoir tué 5 jeunes vaches en Isère . Pour le collectif, cette battue d'un autre âge "ne résoudra en rien la question, à moins que les ministres n'aient dans l'idée de sacrifier l'un après l'autre tous les loups de France".
Par ailleurs, alors que les bovins sont protégés très efficacement par des clôtures électriques dans nombre de pays, selon les associations, aucune mesure efficace n'a été mise en place dans la durée pour empêcher le renouvellement des attaques, contribuant ainsi à rendre l'autorisation de tir illégale.

Toutefois, les signataires, ASPAS, Ferus, Bardot, loup.org, SFEPM, SNPN, SPA et WWF, plaident pour un remboursement total des dégâts aux agriculteurs, estimant que l'indemnisation de 4 ou 5 vaches ne change pas fondamentalement la donne face à la quantité d'ovins indemnisés chaque année (plus de 2000).

Source : Univers-Nature

Quand on parle du loup en Isère 23/05/2005

La décision d'organiser des battues contre un loup soupçonné d'avoir tué des génisses soulève l'indignation des organisations écologistes. "Comme l'homme, le loup mange de la viande. Pour assurer son retour dans notre pays, il faut tolérer certains dégâts et mettre en place toutes les mesures possibles favorisant son acceptation." Le message du WWF et de l'association Ferus est clair : la mort de cinq génisses, dans le massif montagneux de la Chartreuse (à Saint-Geoire-en-Valdaine et à Billieu) entre le 3 et le 19 mai, ne doit pas, selon eux, remettre en cause le plan loup adopté à l'automne dernier.

Les éleveurs indemnisés
Cosigné par le ministère de l'Ecologie et de l'Agriculture, ce plan d'action prévoit l'indemnisation des dégâts causés et des mesures de protection des troupeaux. Si cela ne suffit pas, et que des attaques répétées se produisent, le plan évoque la possibilité d'abattage de certains loups.

Le ministère de l'Ecologie a d'abord autorisé jeudi l'usage de "tirs anesthésiants" pour capturer dans les quarante-huit heures le loup responsable de la mort des cinq génisses, avant de passer dès hier à l'abattage.

Pour l'instant, une des trois patrouilles de louveterie mobilisées a aperçu hier l'animal près de la commune de Massieu. Ils ont tiré, mais se trouvaient trop éloignés pour toucher leur cible, qui s'est enfuie.

Source : metro.com

Isère: abattage d'un loup autorisé 22/05/2004

Suspecté d'avoir tué plusieurs vaches en Isère, un loup, d'abord menacé d'être capturé par "tir anesthésiant" , vient de voir son sort subitement changer "par décision ministérielle de ce jour (samedi), le prélèvement par tir à balle a été autorisé. Toutes les dispositions ont été immédiatement prises (...) pour que cette mesure puisse être mise en application dès ce soir" , explique la Préfecture de l'Isère dans un communiqué.

Les associations d'écologistes et de défense des animaux avaient déjà contesté le sursis de 48 heures laissé au loup par les ministres et l'Agriculture et de l'Environnement , mettant en doute l'implication du loup dans toutes les attaques, qui ont causé la mort de cinq génisses.

Si "la responsabilité du loup est attestée" dans une attaque survenue dans la nuit du 10 au 11 mai, elle n'est pas confirmée pour celles qui se sont produites dans les nuits du 3 au 4 mai et du 18 au 19 mai, indique un communiqué commun du WWF-France et de l'association écologiste Ferus.

Pour rappel, le loup étant une espèce protégée par une convention internationale et les dégâts occasionnés aux éleveurs font l'objet de compensations financières. Malgré tous, la France, qui compte 55 à 60 loups, a pris l'habitude d'abattre les loups dès que se produit plusieurs attaques sur une durée relativement courte.

A noter que ce n'est pas le cas en Espagne, où vivent 2.000 à 2.500 loups, ni en Italie, qui en compte environ 500.

Source : Tou-O.com

Battues pour tuer un loup en Isère, après la perte de têtes de bétail 21/05/2005

Des battues pour abattre un loup, suspecté d'avoir tué plusieurs vaches en Isère, ont débuté samedi soir, après que les ministres et l'Agriculture et de l'Environnement aient donné leur feu vert, à la demande des éleveurs.

Le loup est un animal protégé.

Trois équipes, composées chacune de quatre lieutenants de louveterie armés, partiront de trois endroits différents et dresseront des affûts à la tombée de la nuit et au lever du jour, a détaillé Philippe Cornet, lieutenant de louveterie, lors d'un point presse organisé pour présenter le dispositif de la traque. Entre ces deux périodes, des patrouilles en véhicules seront menées.

Selon cette même source, le loup a déjà été aperçu deux fois, mais les lieutenants ne se sont jamais trouvés assez près pour pouvoir utiliser les fléchettes anesthésiantes que les ministères de tutelle avaient autorisé dans un premier temps.

"Il faut se trouver à moins d'une quinzaine de mètres, dans une zone dégagée, et le loup est un animal qui ne s'arrête que rarement, contrairement au renard", a expliqué M. Cornet.

Le maire de Saint-Geoire-en-Valdaine Albert de Franclieu s'est déclaré "très heureux que la décision ait été prise" de tuer l'animal.

"Il fallait calmer les agriculteurs sur le terrain", a pour sa part expliqué Gérard Seigle-Vatte, de la Chambre départementale de l'agriculture.

Les associations d'écologistes et de défense des animaux avaient contesté cette décision, mettant en doute l'implication du loup dans toutes les attaques survenues dans deux communes du massif montagneux de la Chartreuse. Elles ont causé la mort de cinq génisses.

"La responsabilité du loup est attestée" dans une attaque survenue dans la nuit du 10 au 11 mai à Saint-Geoire-en-Valdaine, mais elle n'est pas confirmée pour celles qui se sont produites dans la commune de Bilieu, dans les nuits du 3 au 4 mai et du 18 au 19 mai, soulignaient vendredi dans un communiqué commun le WWF-France et une association écologiste, Ferus.

L'abattage des loups est effectué en France lorsque se produisent plusieurs attaques sur une durée relativement courte. Ce n'est pas le cas en Espagne, où vivent 2.000 à 2.500 loups, ni en Italie, qui en compte environ 500. En France, les estimations font état de 55 à 60 loups.

Le loup étant une espèce protégée par une convention internationale, les dégâts occasionnés aux éleveurs font l'objet de compensations financières. Des associations écologistes assurent que le loup, qui fait moins de dégâts que les chiens errants, est pris pour bouc émissaire par une filière qui connaît par ailleurs de graves problèmes économiques.

Le gouvernement français a adopté à l'automne dernier un "Plan loup" qui prévoit que des loups "pourront être prélevés chaque année, tout en respectant l'objectif du maintien de la population dans un état de conservation favorable". Le document, qui court jusqu'à 2008, ne donne aucun chiffre précis.

En juillet 2004, un arrêté ministériel avait déjà autorisé l'abattage de quatre loups jusqu'au 31 décembre 2004 dans les trois départements des Alpes du Sud, avant d'être étendu aux Alpes du nord et à la Drôme en septembre. Deux loups ont effectivement été abattus en octobre dans l'Isère et la Drôme.

Source :AFP

Loup en Isère : la position commune WWF/FERUS 20/05/2005

RESTONS CALMES ET RELATIVISONS !

Carnivores opportunistes et puissants, les loups peuvent s'attaquer à toutes les proies vivantes de bonne taille dans notre pays - hormis l'homme, qui ne représente pas une proie potentielle. La peur qu'ils inspirent depuis des siècles est tout à fait réciproque, et ce sont eux qui en ont payé le plus lourd tribut, l'homme s'étant approprié l'essentiel de leur habitat et de leurs proies.

Le loup a vocation à coloniser de nouveaux territoires : au fil de sa progression, il s'attaquera forcément à d'autres proies que les ovins - et en dehors des seules zones d'alpages.
Reconnaissant que le retour du loup en France constitue un enrichissement de notre patrimoine naturel, l'Etat s'est engagé à concilier le développement de cette espèce avec le maintien des activités pastorales à travers la mise en place d'un plan d'actions (Plan Loup) cosigné par les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture. A cette fin, des moyens de gestion et de réduction des conflits entre le loup et le monde de l'élevage doivent être mis en œuvre. Le plan Loup prévoit ces mesures sur les zones de présence permanente de l'espèce, il s'agira donc de les étendre progressivement aux nouveaux territoires sur lesquels elle s'installera.
Ces moyens comprennent l'indemnisation des dégâts, la mise en place de mesures de protection des troupeaux (gardiennage, chiens de protection, clôtures électriques), et la possibilité d'abattages en cas d'échec de ces moyens de protection, sous réserve d'un état de conservation favorable de la population de loups.

Les attaques de génisses survenue dans la nuit du 10 au 11 mai sur la commune de St Geoire en Valdaine et dans les nuits du 3 au 4 mai et du 18 au 19 mai sur la commune de Bilieu, à plus de 50 km d'une zone de présence permanente de loups, correspondent à un cas de figure particulier : ce type d'élevages, sans gardiennage possible, sont très vulnérables et des solutions nouvelles doivent être identifiées, comme le préconise le plan Loup. Parmi celles-ci, les tirs d'effarouchement peuvent être envisagés - même si leur efficacité n'est pas garantie -, mais il ne peut en aucun cas s'agir de la mise en place de zones d'exclusion (ce qui est désormais clairement exclu par l'Etat), ni de captures, ni d'abattages. La décision prise hier par le gouvernement d'autoriser l'usage de tirs anesthésiants, afin de capturer le loup pour le placer dans un parc animalier, revient à exclure celui-ci de la nature. Cela ne fait aucune différence en termes d'objectifs de conservation avec son abattage pur et simple, tel que le gouvernement l'envisage également en cas d‘échec de la capture. Le recours à cette solution non seulement contredirait le propre objectif du gouvernement de développement de l'espèce, mais serait aussi illégal, les moyens de protection adéquats n'ayant logiquement pas été mis en place sur une zone où la présence du prédateur n'était pas encore avérée. Enfin, les mesures dites de « rabattement » autorisées par le Préfet de l'Isère seront aussi inefficaces qu'absurdes : au mieux, elles pousseront l'animal à attaquer inévitablement des proies dans d'autres secteurs.

En revanche, dans la mesure où la responsabilité du loup est attestée comme c'est le cas sur St Geoire en Valdaine, et si elle est confirmée pour Bilieu, il est indispensable que les propriétaires des animaux attaqués soient indemnisés rapidement, sans devoir passer par des démarches administratives compliquées. Concernant les moyens de protection, plusieurs pistes peuvent être envisagées : la mise en place de clôtures mobiles, qui serviraient autant à éviter la prédation du loup que celle de chiens divagants, de renards, de fouines ou d'autres carnivores, ou le retrait des animaux de certaines pâtures pendant la nuit - à condition qu'il soit assorti d'un système d'aide pour alléger la charge de travail supplémentaire des propriétaires d'animaux domestiques.

Comme l'Homme, le loup mange de la viande. Pour assurer son retour dans notre pays, il faut tolérer certains dégâts et mettre en place toutes les mesures possibles favorisant son acceptation.

D'autres espèces, carnivores comme le loup, ne suscitent pas tant d'animosité dès lors qu'elles sont chez les autres. Gardons-nous donc de donner des leçons aux pays souvent moins riches, à qui l'on reproche de ne pas en faire assez pour protéger leurs prédateurs (jaguars en Amérique du Sud, lions en Afrique, tigres en Asie...), et relativisons l'impact du loup chez nous : 6 875 animaux domestiques de Gilly-sur-Isère ont été abattus parce qu'ils étaient contaminés par les fumées de son incinérateur ; la maladie de la vache folle a entraîné chez nous l'abattage de plus de 36 000 bovins ; enfin, en moyenne 700 000 ovins et caprins de réforme (sur un cheptel de 12 millions) partent à l'équarrissage chaque année en France avec un paiement à chaque étape (éleveurs, usines de transformation en farine, incinérateurs)...

Que représente le coût du loup dans cet océan de gaspillage ?

Source : Ferus

Le loup a-t-il un avenir en France ? 15/05/2005

"Qui a peur du grand méchant loup ?" La question reste d'actualité en France où la présence attestée du prédateur depuis plus de dix ans suscite un vif débat. A tel point que la présentation imminente d'un Plan Loup par le ministère de l'Ecologie semble radicaliser le discours des uns et des autres. Du côté des "anti-loups", une majorité d'éleveurs d'ovins et les chasseurs, inquiets pour la survie de leur activité dans les "zones à loups", qui ont reçu le soutien appuyé de plusieurs élus, dont les députés Christian Estrosi (Alpes Maritimes, UMP) (1) et Henriette Martinez (Hautes Alpes, UMP). Du côté des "pro-loups", les associations écologistes et les amoureux de la nature, qui sont parvenus à convaincre certains bergers à cohabiter avec le canidé.

Petit rappel des faits : le loup, qui avait été éradiqué dans l'entre deux guerres en France, a fait sa réapparition dans les Alpes en 1992, en provenance d'Italie. Aujourd'hui, la population de loup s'étend jusqu'au sud du Jura, avec une forte présence dans l'arc alpin : entre 40 et 100 loups y vivraient — 55 selon les estimations officielles. Or, la zone abrite également la deuxième région d'élevage ovin du pays. "Les pertes et les conditions de vie des éleveurs sont inacceptables", s'emporte Franck Dieny, lui-même éleveur dans les Hautes-Alpes et président de la Fédération régionale ovine. "En 2003, selon les experts, 2.808 bêtes ont été tuées par des loups dans l'arc alpin, soit l'équivalent de dix exploitations locales", précise-t-il à tf1.fr. Dans le massif du Dévoluy, au sud-ouest de Gap, "depuis une semaine, on relève une attaque [de loups sur du bétail, NDLR] par nuit", assure-t-il.

Au-delà des dédommagements financiers pour chaque brebis "prédatée" par le loup, c'est tout le travail de l'éleveur sur le troupeau qui est remis en cause, déplore Franck Dieny. Il indique qu'à la suite de telles attaques, certaines bêtes deviennent stériles. Les éleveurs sont à bout. Ils voudraient pouvoir abattre les loups menaçant leur cheptel.  Le Plan Loup prévoirait ainsi le "prélèvement", c'est-à-dire l'abattage, de 10 à 15% de la population lupine recensée en 2003, soit 5 à 7 individus. Insuffisant, rétorquent les éleveurs ; incohérent, répliquent les écologistes.

"Abattra-t-on les loups au hasard ? Quel sera l'impact sur une meute et sur la population totale ?", demande Jean-Luc Borelli, responsable du programme d'écovolontariat de l'association FERUS , qui œuvre à la protection de l'ours, du lynx et du loup en France. Une association qui, assure-t-il, "n'est pas opposée à la gestion du loup, et donc à d'éventuels abattages, sauf si elle met en péril la survie de l'espèce". Et d'insister : "Nous comprenons complètement la position des éleveurs mais nous pensons que la cohabitation avec le loup est possible".

Le programme PastoraLoup, mis en place depuis six ans, vise justement à envoyer des "écovolontaires" auprès des bergers pour les aider lors de la transhumance et de la surveillance des troupeaux. "De plus en plus d'éleveurs jouent le jeu", assure le membre de FERUS. Mais, selon lui, si la majorité des bergers demeurent réticents, c'est qu'ils ont depuis longtemps abandonné les méthodes d'élevage adaptées à la présence de prédateurs. Toujours utilisées en Italie, elles sont vécues comme "un retour en arrière en France", poursuit Jean-Luc Borelli. Au-delà de ce type d'action, estime-t-il, "c'est à l'Etat d'aller plus loin dans les aides techniques et financières destinées au bergers mais il traîne la patte". Une tergiversation également dénoncée par les éleveurs. Comme souvent, "pro" et "anti-loups" dressent les mêmes constats mais ne s'accordent pas sur les solutions.

Pendant ce temps, le loup s'est installé en France. "Nous ne souhaitons pas l'éradiquer, pointe Franck Dieny, mais le mettre dans des parcs où il ne menacera ni les troupeaux, ni les promeneurs". Réponse de Jean-Luc Borelli : "Depuis 200 ans, aucune attaque de loup sur l'homme n'a été prouvée. Au-delà des confrontations idéologiques et politiques qui accompagnent le débat, la question fondamentale est de savoir si l'on peut vivre avec une nature qui n'est pas dominée par l'homme".

(1) Président de la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale "sur les conditions de la présence du loup en France et l'exercice du pastoralisme dans les zones de montagne".

Source : TF1

La Cité des loups 15/05/2005

L'Arrière Scène, Centre dramatique pour l'enfance et la jeunesse en Montérégie, présente le spectacle La Cité des loups, de Louise Bombardier, le dimanche 29 mai, à 15 h, au Centre culturel de Belœil, 600, rue Richelieu. Cette création du Théâtre de l'Œil est mise en scène par Martine Beaulne et André Laliberté.

 

Un couple de loups débarque clandestinement, un certain 31 octobre, dans le port de Montréal, pour ensuite se fondre dans la foule colorée de cette nuit d'Halloween. Par instinct, ils se dirigent vers le 43e étage d'un hôpital où vit Élise, 9 ans et demi, gravement atteinte du lupus. D'après une légende ancienne, elle détiendrait la clé de la cité des loups que ceux-ci cherchent depuis des lunes, mais Élise ignore qu'elle aura à les guider dans cette quête fantastique qui la mènera du même coup à sa guérison.

Fondé en 1973, le Théâtre de l'Œil s'adresse d'abord au jeune public et sait émouvoir, faire réfléchir et rêver. Lauréat de nombreux prix, il s'est illustré tant sur le plan national qu'international. Tout récemment, il recevait le prix Hommage Rideau décerné à un artiste qui s'est distingué au fil des ans par sa présence rayonnante et assidue sur les scènes du Québec.

Source : l'oeil regional

Quatre génisses tuées par deux loups près d'un parc en Isère 14/05/2005

PARIS (Reuters) - Quatre génisses ont été tuées par deux loups dans la nuit de mardi à mercredi en Isère, à proximité du parc de la Chartreuse, relançant la polémique entre agriculteurs et écologistes sur la présence du "canis lupus" en France. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a demandé aux autorités l'autorisation d'organiser une battue.

"Quatre génisses de moins d'un an ont été attaquées en Valdaine par deux loups. Les analyses ADN pratiquées par des experts mandatés par la préfecture ont prouvé qu'il s'agissait bien de loups", a-t-on précisé à la préfecture du département. "On s'étonne qu'ils soient descendus aussi bas dans la vallée et aussi près des habitations."

Pour l'instant, aucune autorisation de battue n'a été accordée par la préfecture.

Pour la FNSEA, cette nouvelle attaque "est une preuve supplémentaire de l'incompatibilité entre les loups et les activités d'élevage bovin et ovin".

L'association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) juge l'abattage illégal en raison de la protection accordée au loup par la Convention de Berne (1979) et une directive européenne de 1992.

Après une quasi-disparition en France, l'animal est réapparu depuis 1992 à la suite de migrations naturelles, mais ses effectifs seraient encore faibles : 55 selon l'Etat, 36 d'après l'Aspas - contre 2.000 en Espagne et 700 en Italie.

Les éleveurs français, notamment ceux de moutons, affirment que les attaques des loups ont tué 2.808 ovins en 2002, contre 192 en 1994.

Source : boursier.com

Loup : USA, Scandinavie, Chine et Italie 12/05/2005

Dans les années 1970, le loup mexicain ( Canis lupus baileyi ) disparaît à l'état sauvage aux Etats-Unis. L'USFWS décide alors de capturer quelques survivants au Mexique afin de débuter un programme de reproduction en captivité et de réintroduire l'espèce sur ses terres ancestrales. Ce sera chose faite en janvier 1998 lorsque les 3 premiers loups sont relâchés en Arizona. Aujourd'hui, la population à l'état sauvage aux Etats-Unis, dans les états de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, est estimée à une cinquante d'individus. Le but du plan de rétablissement du loup mexicain est d'une centaine d'animaux pendant trois années consécutives. Mais le succès du programme pourrait être compromis. En effet, l'USFWS, pour montrer qu'il est attentif aux requêtes des éleveurs, propose plusieurs restrictions : une année de moratoire, du 1 juillet 2005 au 30 juin 2006, sur les lâchers de loups captifs dans la nature. Selon Dr. Philip Hedrick, de l'Université d'Arizona, un seul des 3 lignages du loup mexicain est bien représenté dans la nature. Il est donc essentiel d'introduire de nouveaux animaux possédant les 2 autres lignages et ce le plus tôt possible, pendant que la population est petite, afin que le mixage génétique soit optimisé, un an d'interdiction sur les relocalisations des loups. Si la proposition devient réalité, aucun loup d'Arizona ne pourra être relâché au Nouveau-Mexique. C'était une manœuvre standard jusqu'à présent et les loups d'Arizona constituaient la principale source disponible pour établir une population au Nouveau-Mexique, les lâchers de loups captifs étant actuellement impossible par réglementation une nouvelle loi permettant l'abattage des loups responsables d'avoir attaqué 3 têtes de bétail si leur capture n'est pas réussie dans les 10 jours et l'abattage immédiat si 4 animaux domestiques sont attaqués. Cela veut donc dire une augmentation des loups tués ; avec les dispositions actuelles, l'euthanasie avait déjà eu pour conséquence une baisse de 20 % de la population connue entre la fin 2003 et fin 2004 (de 55 à 44 animaux). Sous ces conditions, la meute Bluestem, qui a connu une période brève de dégâts en 2002 et qui maintenant ne vit que de proies naturelles, devrait être abattue.

Ces propositions sont soumises au public américain jusqu'au 31 mai ; la décision finale sera prise en juin.

Cet hiver, plus de 500 animaux étaient visés par un programme gouvernemental de contrôle des loups dans 5 régions d'Alaska. Les loups pouvaient être tués depuis les avions ou, toujours depuis les avions, poursuivis jusqu'à épuisement jusqu'à ce que les chasseurs descendent à terre et les abattent. Le contrôle a pris fin le 30 avril ; au 27 avril, 270 loups avaient été tués. Si les loups sont à nouveau « tranquilles » jusqu'à l'hiver prochain, ce n'est pas le cas de l'ours brun. Depuis le 1er avril, le Département de la chasse délivre des permis permettant aux chasseurs d'appâter les ours avec de la nourriture pour les tuer ; cette pratique controversée, commune pour tuer les ours noirs, est autorisée pour la première fois dans l'état pour l'ours brun. Ainsi, dans la région de Tok, où les loups ont déjà fais les frais cet hiver d'un programme visant à booster les populations d'élans (et ce sans aucune justification scientifique), 81 ours pourront être abattus.

Dans le parc national de Denali, tout va mal pour la célèbre meute Toklat. En février, la femelle alpha était piégée, juste en dehors des limites du parc où les animaux sont protégés. Un peu plus tard, une autre femelle est tuée de la même façon. Le Département de la chasse de l'Alaska, arguant que l'état abrite déjà une bonne population de loups, a refusé plusieurs requêtes comme la demande de fermeture de chasse et piégeage sur les terres fédérales autour du parc pour protéger les autres loups de la meute, et ce malgré l'appui du National Park Service.
Le 17 avril, c'est le mâle alpha qui est tiré par un chasseur, toujours aux frontières du parc. Il reste désormais 6 loups dans la meute qui, avec la mort des leaders, risquent de disperser. La meute Toklat a été la première meute étudiée scientifiquement, dans les années 1930 avec Adolph Murie, et n'a depuis jamais cessé d'être suivie. Elle attire chaque année de nombreux touristes dans le parc national de Denali.

Un loup mort a été retrouvé le 6 avril dernier, pendu par les pattes arrières à la branche d'un marronnier dans la province de Frosinone (région Lazio) à environ 70 kilomètres de Rome.
Un couteau de cuisine était enfoncé dans sa gorge et une pancarte indiquait le dicton populaire suivant « Celui qui vit par l'épée, meurt par l'épée ». C'est le triste sort qu'a subit ce loup italien mâle d'environ 7 ans, retrouvé par des agents forestiers dans le village de Acuto, commune de Frosinone (au sud-est de Rome, direction Naples). L'animal a été transféré au Centre zootechnique de Rome et sera autopsié prochainement afin de déterminer avec précision les causes de sa mort. Le cadavre ne présente pas de signe d'une atteinte par arme à feu. Il semble assez probable qu'il ait été empoisonné. Une enquête est en cours afin des retrouver les auteurs du méfait et des empreintes digitales ont été relevées sur la pancarte. Des soupçons pèsent d'ores et déjà sur un individu du village. Source : Quotidien City de Rome, 7 avril 2005. Article transmis par Marc Serra, Rome.

La région autonome de Xinjiang Uygur, au nord-ouest de la Chine, a débuté en avril 2005 un projet pour préserver les loups sauvages. C'est la première fois que la Chine entreprend une telle démarche pour l'espèce. Depuis l'hiver dernier, plus de 1200 animaux domestiques ont été tués dans le conté de Qinghe ; les experts pensent que les populations d'ongulés sauvages ont fortement régressé et que les loups se sont alors tournés vers le bétail. Des recherches seront conduites les deux prochaines années, notamment pour connaître les effectifs exacts de Canis lupus, afin de prendre les mesures effectives pour leur protection, et en savoir plus sur leur habitat naturel. Le gouvernement projette également d'indemniser les éleveurs pour les moutons et les autres animaux tués par les loups. En Chine, actuellement, le loup ne bénéficie d'aucune protection et les animaux domestiques tués par celui-ci ne sont pas indemnisés.

La population lupine de Norvège et de Suède serait en augmentation, en dépit du braconnage sévissant dans les deux pays et des tirs autorisés en début d'année en Norvège . Quatorze portées nées au printemps 2004 ont été recensées, ce qui chiffre à près de 100 loups la population des deux pays. Toutefois, si la Suède compte plus de 20 couples reproducteurs, ce n'est pas le cas pour la Norvège. En effet, suite aux 5 loups abattus en janvier 2005, il ne resterait plus qu'un couple reproducteur en Norvège, une grande majorité des animaux étant passé du côté suédois.
Un nouveau record de dispersion ? Une louve marquée par les chercheurs dans le sud de la Norvège il y a 2 ans, en été 2003, a été tuée par un éleveur de rennes dans le nord de la Finlande, pas très loin de la frontière russe, début mars 2005. Elle aurait donc parcouru une distance d'environ 1100 km, soit quelque 200 km de plus que le record américain (886 km). Un autre déplacement d'environ 1000km, récent (1991), en Scandinavie, du nord vers le sud, a été rapporté (Nature (2002) vol 420, page 472).
Grâce aux 4500 positions du collier GPS de la louve, les chercheurs devraient être capables de connaître les destinations et les vitesses de déplacement de l'animal.

Source : Ferus

Norvège : après les loups, les lynx ? 12/05/2005

Suite aux protestations internationales ayant accompagnées la décision du gouvernement norvégien de réduire la petite population de loups du pays de 25 % , une nouvelle controverse émerge avec la chasse au lynx (Lynx lynx), dont la population s'affaiblit.
Au moins 26 lynx ont été tués dans les huit premiers jours qui ont suivi l'ouverture de la chasse, le 1er février. Pourtant, le Parlement norvégien a approuvé une mesure afin d'augmenter les populations de lynx de 50 %.
Le WWF Norvège a non seulement critiqué le nombre de lynx pouvant être abattus cette année (quota de 51 animaux) mais aussi certaines conditions obscures. Il rapporte ainsi que 3 lynx ont été tués dans le comté de Hedmark (Trysil/Engerdal) malgré le quota d'un seul animal. De plus, suite à une plainte du WWF, les autorités enquêtent sur le cas d'un lynx qui aurait été tué dans le comté de Akershus puis déplacé jusqu'au comté de Østfold, où le quota n'avait pas été atteint.
Les chercheurs estiment, avant la chasse, la population de lynx norvégiens à 250 individus, le chiffre le plus faible depuis de nombreuses années.

Selon Morten Kjørstad (Direction de la nature) qui défend cette chasse : « le plus important est de ne pas tirer trop de femelles ; en plus des quotas principaux, la plupart des comtés vont mettre en place des quotas de femelles. Lorsque ce quota sera atteint, la chasse sera stoppée ».
Ces dernières années, la chasse au lynx a augmenté conduisant à une chute de la population du félin de 35 % par rapport aux années 1996/1998. En 1998, 117 lynx ont été tués, 91 l'année suivante. Des chiffres qui ont incité le gouvernement à prendre des mesures pour reconstruire ces effectifs. C'était sans compter l'industrie de la chasse.

Source : Ferus

Loup : lettre commune à Serge Lepeltier 4/05/2005

La dernière réunion du "groupe national loup" a eu lieu le 28 avril, à Aix-en-Provence. Avant cette rencontre, les associations participantes (FERUS/WWF/FNE/SPA) avaient adressé un courrier commun au ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, Serge Lepeltier.

Objet : plan loup 2005

Monsieur le Ministre

Nos associations ont participé au « Groupe national Loup » du 15 mars dernier. Avant la prochaine réunion de ce groupe, prévue le 28 avril prochain, nous tenons à vous faire part d'un certain nombre de remarques, indispensables à notre sens pour élaborer et finaliser le « plan loup » pour l'année 2005. L'état actuel et l'évolution de la population de loup en France incite encore à la prudence en 2005. Certains éléments mis en avant par l'ONCFS dans son rapport provisoire montrent que le loup a conservé ses positions (comme en 2004, on évoque 13 zones de présence permanente, dont plusieurs sont transfrontalières). D'autres montrent un succès relatif de la reproduction sur 8 de ces zones dont 5 transfrontalières. En revanche les relevés de traces hivernales montrent une stagnation des effectifs prouvés. Ce n'est qu'en extrapolant une croissance moyenne théorique de 10% à partir des données de 2001 que les dynamiciens des populations et les statisticiens proposent un chiffre moyen supérieur aux "55 loups" de 2004.

Nous considérons donc que la population française de loups n'a toujours pas atteint le niveau de bon état de conservation à partir duquel la directive CEE de 1992 "habitats" autorise sous des conditions claires des interventions sur certains individus.

La prudence doit donc être d'autant plus de mise qu'il n'existe pas de gestion internationale de l'espèce. Pour l'instant il n'est question que d'échanges de données. Chaque pays régit ses espaces protégés, ses populations d'animaux proies, les relations entre ses éleveurs et les prédateurs sans soumettre ses décisions à l'approbation des autres pays.

D'autre part, nous nous devons de rappeler les règles d'éco-conditionnalité intégrées dans la nouvelle PAC, applicables dès 2006 et qui conditionnent les aides à la mise en place du respect de l'environnement et au bon fonctionnement des écosystèmes incluant la gestion des espèces. Bien entendu, nous ne contestons pas que les loups apportent une contrainte supplémentaire à l'élevage, même si nous rappelons que certaines évolutions induites par leur présence dans la conduite des troupeaux peuvent se révéler positives pour l'avenir de la filière ovine.

Nous admettons que dans certains cas des interventions sur les loups se révéleront inévitables, et nous préférons qu'elles soient encadrées par des textes légaux plutôt que de voir s'instaurer une situation de braconnage toléré comme cela se produit hors de France. Les interventions sur les individus ne pourront avoir lieu le moment venu que dans le respect de la directive de 1992 et des orientations du plan d'action sur le loup adopté par les deux ministères concernés. La finalité de ces interventions ne pourra pas être de "réguler" l'espèce sans fondement scientifique. Sur un territoire donné, en présence de proies naturelles en nombre suffisant, les groupes de loups s'installent et maintiennent leurs effectifs spontanément, compensant une mortalité extraordinaire par une plus grande capacité à la reproduction ou à l'accueil de jeunes animaux en phase de colonisation. Il serait illusoire de laisser croire aux éleveurs ou aux chasseurs qu'on va maintenir durablement des populations réduites de loups tout en respectant l'objectif principal de la directive et du plan d'action qui est de garantir durablement la présence de cette espèce.

Dans le cas de troupeaux correctement protégés, comme dans le cas de troupeaux que pour des raisons diverses il serait difficile voire impossible de protéger complètement, il pourra se révéler nécessaire de tuer des loups. Nous disons bien tuer et non capturer : nous nous opposons absolument au recours, qui a été évoqué, à des captures suivies de captivité perpétuelle. Ces expédients ne changent rien au regard des textes qui protègent la faune sauvage (un loup retiré de la nature est perdu pour elle, qu'il soit mort ou captif). L'expérience malheureuse des lynx qui ont été capturés dans le Jura puis mis dans des cages où ils sont morts misérablement doit servir de leçon.

Nous demandons que la protection des troupeaux soit effectivement réalisée avant qu'on autorise l'éventuel tir d'un loup dans un massif. Pour l'instant nous ne disposons que de données approximatives, qui font état d'une progression significative et encourageante de la mise en place des protections mais qui n'indiquent pas de taux de couverture satisfaisant massif par massif. Il nous paraît indispensable de dresser une cartographie des zones de présence permanente des loups, avec l'indication pour chacune d'elle du nombre de troupeaux, du taux de couverture de ces derniers par des mesures de protection, et du bilan des attaques dans les zones couvertes à près de cent pour cent.

Lorsque seront réunies les conditions, d'une part, de bon état de conservation de la population de loups et, d'autre part, de couverture suffisante des troupeaux par des mesures de protection dans les massifs où des tirs seront demandés, il sera nécessaire de préciser à partir de combien de dommages l'autorisation pourra être délivrée, et de définir les modalités de ces tirs, nécessairement strictement encadrés.

Nous ne cautionnons pas l'autodéfense, et combattrons tout dispositif qui tenterait d'exonérer les tireurs de leurs responsabilités pénales en faisant couvrir leurs actes par des autorisations elles-mêmes illégales. Les prélèvements de loups devront correspondre aux chiffres qui auront été décidés par les autorités après avis du CNPN. Ils devront être réalisés en des lieux et dans des conditions qui seront conformes aux arrêtés qui les encadreront, arrêtés qui seront eux mêmes conformes à la directive CEE de 1992 et à la loi française, faute de quoi nous les déférerons aux juridictions compétentes.

Un bilan annuel de ces tirs éventuels devra être établi avant toute nouvelle campagne. Il sera croisé avec l'appréciation générale de l'évolution de la population de loups, la mesure des actes de braconnage, la progression du taux de couverture des troupeaux par les mesures de protection, l'évolution des dommages. Enfin, la réalisation de ces tirs encadrés devra veiller à ne pas déstabiliser les meutes installées (la cohabitation est sans doute plus facile dans le cas de territoires « tenus » par des couples dominants), et ses objectifs finaux ne pourront être la contention de l'expansion de l'espèce comme l'a rappelé le plan d'action pour le loup. Nous rappelons à ce sujet que nous n'avons toujours pas de bilan circonstancié des tirs de l'an dernier, comme l'avait demandé l'une de nos associations lors de la réunion du groupe de travail du 11 janvier 2005.

En vous remerciant de votre attention et en vous demandant de tenir compte de ces remarques et compléments, nous vous assurons, Monsieur le Ministre, de notre attachement déterminé à la cause des grands prédateurs ainsi que de notre respectueuse considération.

Source : Ferus

Des loups abattus... 30 millions d'amis réagit !

Jeudi dernier, dans le Gard, 7 loups se sont échappés du refuge de Paula Loïs après que la clôture de leur enclos ait été sectionnée. Un acte de malveillance qui a coûté cher à 3 de ces loups, abattus pas les gendarmes déployés au départ pour les retrouver et les remettre en sécurité dans leur refuge d'origine. Une heure environ après que Paula aie donné l'alerte, une vingtaine de gendarmes ont été mobilisés. 3 loups ont été abattus, un autre grièvement blessés, les trois autres ont été affaiblis par une seringue hypodermique puis capturés.

Alors, pourquoi avoir tiré à balle réelle sur certains de ces loups ?

Sur ce point la Fondation 30 Millions d'Amis ne peut que s'étonner et s'émouvoir de la précipitation des gendarmes pour mener l'opération. Le Sous-Préfet affirme pourtant que tout à été fait pour capturer les loups vivants. Mais lorsque ceux-ci sont arrivés à proximité d'habitation et de riverains, les gendarmes n'ont pas voulus prendre de risque…

Paula Loïs, elle, a vécu une journée de drame, outrée et en colère face au carnage.

Ce sont des loups hybrides, ayant toujours vécu en captivité. Habitués depuis le plus jeune âge à la présence humaine , on peut donc s'interroger sur la véritable dangerosité de ces animaux. D'ailleurs, le dernier des fugitifs est rentré de lui-même, le soir venu, dans son enclos…U n enclos situé sur cette propriété de la commune de Servas qui accueille le refuge C.H.E.V.A.L. Un refuge que vous connaissez bien, nous lui avons consacré, dans cette émission, de nombreux reportages.  Paula Loïs a sauvé depuis plus de 10 ans, des centaines de chevaux, mais, il y a 4 ans, elle avait accepté d'héberger ces 7 loups qui appartenaient à un particulier dépassé par l'ampleur de la tâche que représente leur entretient.

D epuis le drame, une enquête a été ouverte afin d'y vois plus clair sur "l'acte de malveillance" qui a permis aux loups de s'échapper et qui a provoqué la mort de 3 d'entre eux.

Pour réagir sur ce sujet et soutenir Paula Lois dans cette épreuve, cliquez ici .


source : 30 millions d'amis

Quand Lescoüët-Gouarec crie au loup... 27/04/2005

Un parc animalier doit y voir le jour. Mais une polémique fait rage après que des loups ont été abattus.
Contrairement à ce que chante Serge Reggiani dans 'Les loups",  les "hommes n'ont pas perdu le goût de vivre et ne foutent pas de tout" à Lescouët-Goaurec. Simplement, alors projet de parc animalier est bien avancé dans ce petit village costarmoricain, une polémique fait rage sur ces loups qui font toujours peur.Jeudi dernier (21 avril), certains animaux destinés au parc ont été abattus dans le Gard... après s'être échappés.

Source: France3.info

La peur du loup 26/04/2005

Scène étonnante dans le Gard jeudi dernier : les militaires et gendarmes traquent sept loups échappés d'un refuge. Lors de cette traque, quatre des animaux seront abattus. " Il étaient très proches des habitations, l'un était à trois mètres d'une maison ", justifie le sous-préfet d'Alès. Les instructions étaient de tout faire pour les captuer vivants. S'il y avait menace sur la vie des gens, alors on était autorisés à employer des moyens de destruction ". Avec cette tuerie, il faut croire que le sort s'acharne sur cette meute.

Conséquence de ce lointain événément : la préfecture des Côtes d'armor a interdit la présence des loups sur son territoire. Le projet de l'animalier en prend un coup. Les loups devaient être l'attraction principale du parc. raconte Willy Bigot, porteur du projet. Le but est d'accueillir des loups parce que le loup était en Centre-Bretagne jusqu'à il n'y a pas très longtemps.

Mais les riverains s'y opposent. Notamment dans le village voisin de Camlez. Les loups font encore peur, surtout depuis la battue de la semaine denrière. Pourtant, la meute est habituée à vivre en captivité, au contact des hommes.

Les gendarmes du Gard penchent pour un acte de malveillance. Le grillage de l'enclos a été cisaillé. Pour l'instant, les loups vont retrouver leur calme et être soignés, dans le Sud... pour peut-petre un jour revenir dans le Centre-Bretagne.

Source : France3.info

La chasse aux loups est terminée dans les Cévennes 25/04/2005

NIMES (Reuters) - La chasse aux loups déclenchée dans les Cévennes s'est achevée dans la nuit de jeudi à vendredi par la récupération du dernier des sept animaux échappés d'un parc privé sur la commune de Servas, dans le Gard.

"Le dernier animal est rentré au bercail tout seul. Ce sont des loups habitués à l'homme, leur instinct leur a dicté de regagner leur enclos", a confirmé la direction des services vétérinaires du Gard.

Au total, trois animaux ont dû être abattus, trois autres ont été capturés vivants. Le dernier a été légèrement blessé à la tête.

Une vingtaine de gendarmes, cinq pompiers équipés de fusils hypodermiques, un hélicoptère de surveillance avaient été engagés dans cette traque qui s'est déroulée près d'un petit village des Cévennes, au nord d'Alès.

Les sept loups, quatre de Sibérie et trois loups gris européens, s'étaient échappés jeudi matin de leur enclos par une ouverture volontairement pratiquée dans le grillage de protection.

L'enquête a déjà permis d'établir que l'évasion de ces loups était le fait d'un "acte de malveillance".

Les animaux se sont échappés d'un parc privé où ils séjournaient dans l'attente de leur transfert vers un parc animalier de Bretagne.

Source : tiscali.actu

Sept loups s'échappent d'un enclos dans le Gard,
un toujours en fuite.
22/04/2005

Sept loups dont un est encore en fuite, se sont échappés jeudi en début de journée de l'enclos d'un refuge d'animaux à Servas (Gard), dont les grillages ont été sectionnés, a-t-on appris auprès des gendarmes. Quatre de ces animaux ont été tués, un a été blessé et un autre a été récupéré vivant par une équipe de 20 gendarmes et de cinq pompiers, équipés de fusils hypodermiques et aidés par un hélicoptère, a précisé dans la soirée la direction départementale des services vétérinaires. Atteints par les projectiles hypodermiques qui n'ont pas réussi à les endormir, les animaux sont devenus agressifs et ont dû être abattus, ont indiqué les gendarmes. Deux loups se trouvaient notamment dans une zone habitée, non loin de l'église de Servas, un petit village d'une cinquantaine d'habitants, sur les contreforts des Cévennes. La préfecture avait prévenu la population locale de ne pas s'approcher des animaux en fuite. Jusqu'à la tombée de la nuit, les recherches pour retrouver le dernier loup devaient se poursuivre pour reprendre éventuellement vendredi matin. Selon les gendarmes, un acte de malveillance est à l'origine de la fuite de ces animaux, des loups de Sibérie et des loups gris européens. Ils devaient prochainement rejoindre un parc spécialisé en Bretagne. Habitués à la captivité, ils ont tous été retrouvés dans un rayon de trois kilomètres autour de l'enclos où ils vivaient.

Source : France3

Trois loups abattus après une folle cavale 22/04/2005

Une battue aux loups en plein village... C'est ce à quoi ont assisté, hier, éberlués, les habitants des communes de Servas, Salindres et Navacelles, situées à quelques kilomètres à l'est d'Alès (Gard). En effet, dans la nuit de mercredi à jeudi, des individus se sont introduits sur une propriété privée de Servas et ont découpé le grillage de l'enclos qui enfermait sept loups canadiens arctiques et sibériens. Ces canidés, qui avaient été recueillis par l'association "Cheval" de Paula Loïs, spécialisée dans l'accueil des animaux maltraités, en ont profité pour s'enfuir.

Au matin, immédiatement après la constatation des faits, une opération de recherche d'envergure a été déclenchée. Dirigée par la préfecture du Gard, elle a été menée par les services de gendarmerie. Plusieurs brigades étaient mobilisées. La brigade de recherche d'Alès, la police municipale d'Alès, les services vétérinaires gardois ainsi que les pompiers de Nîmes et d'Alès sont aussi intervenus pour retrouver les trois mâles castrés et les quatre femelles lâchés dans la nature.

En tout, une trentaine de personnes se sont relayées, souvent à pied, sur un secteur vallonné. La traque a été longue derrière ces animaux que les autorités jugeaient « potentiellement dangereux » bien qu' « habitués à vivre au contact de l'homme » . La meute s'est en effet dispersée.

Repérés au sol grâce à des signalements de riverains ou depuis les airs par l'hélicoptère de la gendarmerie, plusieurs animaux ont pu être isolés.

Les équipes ont alors tenté de les endormir avec des fusils hypodermiques. Mais toucher les animaux n'a pas été évident.

Trois loups, jugés agressifs par les gendarmes et qui s'étaient approchés des habitations, ont été abattus - les loups étant une espèce protégée, il faut une dérogation pour les abattre. Un quatrième, blessé, a pu être soigné. Deux autres ont été capturés vivants. Le dernier loup, lui, a été repéré en soirée sur la propriété de Paula Loïs. Avec la tombée de la nuit, la gendarmerie a mis en place des patrouilles de surveillance, préférant ne pas prendre de risque avant ce matin.

Ces animaux gris et blancs sont accueillis depuis quatre ans chez Paula Loïs. « Ils sont inoffensifs et incapables d'attaquer. Ils ont peur des humains » , expliquait leur protectrice. Ils étaient en attente d'un placement, la création d'un parc à loups étant en projet en Bretagne. Hier soir, Paula Loïs était donc attristée par le bilan sanglant de la journée et en colère contre ceux qui ont découpé le grillage : « C'est d'une lâcheté innommable et d'une grande irresponsabilité ! »

Après avoir retrouvé les loups, la gendarmerie va devoir se mettre en quête de ceux qui ont commis cet acte de malveillance.

Source : Midi Libre

Le 31 mars 2005 à Grenoble, l'atelier/débat ""Homme et Grands Prédateurs, comment mieux vivre ensemble ?"
de 18h à 20h

Source : Ferus
Salle multi-média, 1er étage
Institut d'Urbanisme de Grenoble

Organisé dans le cadre d'un séminaire des étudiants d'IUP 3 en Aménagement et développement territorial, ce débat sera un moment de rencontre entre des chercheurs, spécialistes du loup, des éleveurs, des élus et d'autres acteurs du territoire. Au cours de deux heures de discussion, des propositions concernant les façons d'appréhender la cohabitation et l'acceptation des grands prédateurs devraient voir le jour.

Ce débat est organisé en deux temps :

-  le premier sera consacré à un brainstorming (méthode dite métaplan) où les participants, les invités et le public seront appelés à répondre brièvement à une question concernant le sujet.

-  le second sera consacré au débat : les invités, mais aussi le public seraont appelés à échanger autour de différentes propositions.