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B ê t e s F a b u l e u s e s

 

Parfois simplement fameuses, parfois monstrueuses, parfois jamais vues donc indescriptibles, elles sont à l'origine de légendes anciennes et modernes.


 

La Bête de Sarlat

 

 

La Bête de Sarlat, terrorisa le Périgord au XVIIIème siècle. Sa première apparition remonte à mars 1766, elle commit alors une dizaine de meurtres dans les localités avoisinantes. On imagine la terreur qu'elle provoqua. C'est à partir de cette époque que naquit son mythe d'énorme bête assoiffée de sang humain.

Mais, au mois d'Août 1766, elle finit par être reconnue comme un loup porteur de la rage. Le peuple ne suivit guère cette explication, il faut dire qu'entre temps, elle avait encore occis au moins 18 personnes. On l'apercevait en tous lieux, même dans les venelles sombres de Sarlat et, l'exasperation et la peur étant à leur comble, la légende de la Bête s'enfla à tel point que les braves gens du pays n'osaient plus sortir à l'approche de la nuit tombante.

Dès lors, paysans et seigneurs se regroupèrent à plus d'une centaine de fusils et se mirent en battue. La bête fut trouvée, pousuivie et tirée. Cette mort constatée par tant d'yeux réjouis sembla débarrasser définitivement les gens de l'endroit de leurs craintes justifiées. Nous savons bien que le loup et l'homme enragés, paraissent pris de folie ; écumant, bavant et mordant ils sont terrifiants à voir et dangereux à approcher. Il n'empêche que le souffle de la légende, point ne disparut et qu'à Sarlat et dans sa région, on parle encore de la Bête comme d'un garou.

 


La Bête du Valais

 

C'est en 1946 que la Bête baptisée aussi Monstre du Valais fit son apparition en Suisse. Le 26 avril, treize moutons furent découverts sans vie, égorgés. Un étrange rôdeur fut immédiatement accusé du fait puis, très vite, ce fut un chien à qui on fit endosser la tuerie. Ce chien errant et féroce révéla après avoir été abattu, qu'il avait une grande quantité de laine dans son estomac.

Et cela continua. Des semaines plus tard, en comptant un troupeau sans gardien, on s'aperçut que plusieurs moutons manquaient à l'appel. C'est en juillet qu'un nombre important de chèvres et de moutons disparut des pâturages de montagnes. Au fil des mois il y eut de nombreuses disparitions d'animaux.

La presse s'empara de ces faits extraordinaires et à son habitude les monta en épingle. De folles hypothèses furent lancées, successivement les auteurs des faits étaients des lynx, des ours, des panthères, des fauves non identifiés échappés d 'un zoo et bien entendu de loups...

A l'époque aucune observation précise ne fut faite. Veaux, chèvres, disparaissaient de plus belle. Des battues furent organisées sans succés. Au mois d'août, des patrouilles composées de chasseurs et de gendarmes revinrent toutes bredouilles. Nouveauté, des cochons disparaissaient aussi.

Alors on prit de grandes décisions. On fit venir des voyantes, des astrologues, qui assurèrent que le coupable était un homme. Un radiesthésiste jura par son pendule qu'il avait localisé sur une carte, la tanière du monstre.

En désespoir de cause on envoya, escorté de quelques gendarmes, un dompteur réputé dans les alpages. L'homme de l'art prétendit avoir aperçu la Bête déclarant qu'il s'agissait d'une créature jaunâtre, tachetée. Les gendarmes qui n'avaient rien vu ou si peu, rédigèrent un procès-verbal reconnaissant que le monstre avait l'aspect d'une étrange panthère et qu'il devait s'être enfui d'un zoo bombardé en Italie qui possédait, croit-on, de semblables bêtes.

A la suite du rapport on construisit des pièges et des trappes en quantité industrielle. Le dompteur, devenu l'homme providentiel, imprégna ces appâts d'un philtre magique capable d'attirer tous les fauves possibles, dans un rayon de 2 km.

Et le bétail disparaissait...

Cela continua pendant toute l'année 1947. On demanda au zoo de Bâle des empreintes de lion afin de les comparer à celles que laissait la peu identifiable Bête.

Bien que l'on ait tué quelques loups au passage, l'affaire tomba en quenouille et l'épais mystère qui la recouvrait ne fut jamais éclairci que par des solutions aussi peu probantes que fumeuses.

Un gros loup dont rien ne prouva qu'il était mélé à l'histoire fut tué. On dit alors que l'énigme était officiellement résolue mais tout continua comme avant...

 


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